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Sauf dans le cas d’alliances, les partis politiques qui disparaissent sont toujours préjudiciables à l’expression du pluralisme dans les urnes. Je ne suis pas et n’ai jamais été un adepte du parti socialiste, ses prises de positions depuis que je suis en âge de voter et de m’exprimer politiquement, n’ont j’avais recueilli mon assentiment. La disparition du parti socialiste comme celui du parti communiste français ne reste qu’une volonté éditorialiste et de capitaine d’industrie disposant des médias.

Nul doute que le parti socialiste renaîtra de ses cendres d’autant plus qu’un certain nombre de ces ex adhérents–élus députés ont joué les opportunistes auprès de « la république en mouvement » et que normalement s’ils sont cohérents avec la doctrine qui les a propulsés a ce rang, les verront intégrés le mouvement socialiste aux prochains échéances électorales. MC

Au numéro 10 de la rue de Solferino, à Paris, adresse du siège du PS, tous les voyants sont au rouge. Après la faillite politique, voici le temps de la faillite financière, conséquence de la première.

En 2012, le groupe PS à l’Assemblée comptait 295 députés.

Cinq ans plus tard, il est tombé à 31 !

Une débâcle historique [grave financièrement] (…) dans le système français de financement de la vie politique, ce ne sont pas les cotisations des (rares) militants qui renflouent les caisses des partis, mais les dotations que leur alloue l’État chaque année selon les voix obtenues par leurs candidats aux élections législatives et le nombre de parlementaires élus. (…)

[De plus] Quatre-vingt-quinze de ses candidats ont fait moins de 5 % et ne verront donc pas leur campagne remboursée par l’État, et le PS va voir sa dotation annuelle divisée par quatre, de 24,8 à 6,5 millions d’euros.

Tchao Solferino !

(…) Selon le Canard enchaîné du 2 août, le PS devrait annoncer la vente de son siège parisien lors du séminaire de la rentrée de la direction, du 23 au 26 août. (…). La direction du PS ne semble en tout cas pas pressée de se séparer de tous ses actifs (…)

Une autre idée envisagée – celle de changer le nom du parti – n’est pas sans soulever quelques arrière-pensées : «Derrière les intentions les plus pures se cachent souvent des petits calculs, s’amuse un proche de Manuel Valls. Ceux qui parlent de changer de nom veulent surtout casser la convention collective de nos permanents!» Une convention collective de l’aveu d’un des bénéficiaires «particulièrement avantageuse ».

En attendant, Jean-Christophe Cambadélis a missionné la nouvelle direction collégiale désignée début juillet de lui rendre une feuille de route – politique et financière – à la fin du mois d’août. (…)


Bruno RIETH – Marianne N° 1063 (Extrait très partiel)