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Ils sont a peine rentrée que c’est la zizanie, les empoignades, séparations, divisions et quelques part recomposition dans la décomposition des ex partis politiques… des jeux de chaises qui confortent la position des macronistes et de leur chef suprême. MC

Souffle glacé, avec Éric Woerth, député LR de l’Oise, élu président de la commission des Finances au titre de l’usage voulant que le poste revienne au premier groupe d’opposition. Marielle de Sarnez, présidente de la commission des Affaires étrangères. Les nombreux candidats LREM désignés aux diverses présidences de commission.

Souffle chaud, avec le fait que la majorité LREM-Modem truste toutes les vice-présidences, les trois postes de questeurs, met la droite et la gauche d’opposition vent debout. Du coup, ni les députés et sénateurs Gauche Démocrate et Républicaine (GDR), ni le groupe parlementaire de la France Insoumise (FI) ne se rendront au Congrès convoqué par Macron à Versailles le 3 juillet. Idem pour Jean-Christophe Lagarde (patron de l’UDI), qui dénonce une intervention présidentielle qui « rabaisse le gouvernement ».

L’Assemblée a vécu ces dernières 48 heures des coups de Trafalgar comme rarement. « Quarante députés En marche appliquent la consigne de voter #Ruffin en commission économique contre #LR », a tweeté, en colère, le député LR Julien Dive, alors que François Ruffin (la France insoumise) a été élu parmi les secrétaires de cette commission. La droite estime devoir lui revenir un poste de questeur (organisation administrative de l’Assemblée) parmi les trois offerts.

Thierry Solère (« constructifs ») a été élu aux dépens du candidat du groupe LR Éric Ciotti. Le groupe de la droite demande une nouvelle élection du bureau de l’Assemblée, faute de quoi ils n’y siégeront pas, selon le député de l’Ain Damien Abad.

L’UDI, de son côté, rompt déjà le pacte qui la lie aux « constructifs » pro-Macron au sein d’un groupe commun, et compte ainsi « déposer un recours » devant le Conseil constitutionnel « pour contester l’élection des vice-présidents », tous issus de la majorité LREM-Modem, recours incertain juridiquement.

Lors de la précédente législature, deux postes de vice-présidents étaient ainsi revenus à l’opposition. André Chassaigne (GDR), fort de son expérience de député depuis 2002, s’est dit « assez époustouflé par le fonctionnement qu’on a aujourd’hui », dénonçant « des petits traficotages (…) qui ne méritent qu’un adjectif : petit ». Pour Jean-Luc Mélenchon (FI), nous assistons au « franchissement d’un seuil dans la direction pharaonique de la monarchie présidentielle ».


Extrait et d’après un article signé Lionel Venturini – Titre original « À l’Assemblée, coups de théâtre et boycott » Source (Extrait)