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…. (…) Les deux formations (France insoumise ‘FI’ et Parti communiste français ‘PCF’)avec d’autres mouvances de gauche) ayant contribuer à l’excellent score de JL Mélenchon lors du deuxième tour de la présidentielle, partiront chacune de son côté pour les élections législatives.

Après de longues séances de négociations infructueuses et tendues, les événements se sont précipités mardi. Au lendemain d’une énième réunion, Pierre Laurent a convoqué la presse mardi pour « renouveler avec gravité mais un peu de colère » son « appel à la France insoumise, pour que nous allions le plus largement possible ensemble sous une bannière commune ». Cet accord est « la condition de l’élection d’un maximum de députés », insistait le leader communiste, qui annonçait dans le même temps la tenue, jeudi soir à Paris, d’une réunion publique de présentation de ses candidats à la députation. Il n’en a pas fallu plus que pour que La France insoumise ne voie rouge.

Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon et lui-même candidat aux législatives à Toulouse, publie dans la soirée un communiqué dans lequel il accuse Pierre Laurent d’avoir « décidé de rompre les discussions ». « Je le déplore. Mais je ne suis pas surpris », ajoute Bompard. « Cette rupture, ni moi, ni la direction du PCF, ne l’avons ni décidée, ni souhaitée », répond Laurent dans un autre communiqué mardi soir, « ceux qui affirment le contraire mentent et cherchent à se dédouaner de leurs responsabilités ».

Au jeu du « c’est pas moi c’est l’autre », Jean-Luc Mélenchon réplique à son tour mercredi matin sur BFM TV. Des communistes, affirme l’ancien candidat à la présidentielle, « la France insoumise en a déjà investi, écoutez-moi bien les gens, dix. Il y a des accords avec deux fédérations communistes, celle de l’Ariège et celle des Deux-Sèvres. Vous voyez bien que je ne bloque d’aucune façon ».

Mercredi après-midi, Pierre Laurent est invité à répondre à la réponse de la réponse. Le secrétaire national du PCF tente de se montrer sous un jour un peu plus arrangeant, et déclare « espérer que [cette rupture] n’est pas définitive ». « J’espère que les négociations reprendront au plus vite », ajoute-t-il sans grande conviction. Le 23 avril, à l’occasion du premier tour de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête dans 67 circonscriptions législatives et certaines grandes villes comme Montpellier, Lille, Toulouse, Grenoble ou Marseille, et deuxième dans 167 autres. Le candidat a dépassé le seuil des 12,5 % des inscrits (requis pour se maintenir au second tour) dans 451 circonscriptions. Une situation exceptionnelle pour la gauche hors PS.


Christophe Gueugneau, Médiapart  Source (Extrait/Synthèse)