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L’heure ne sera plus à jouer à se faire peur, à donner des leçons.

Il s’agira, et ce sera l’urgence, de s’allier autour d’engagements que nous voulons retenir pour demain.

 Souhaitons-nous laisser les professionnels de la politique en pariant sur le moins nul des candidats, organiser le chaos et reporter une nouvelle fois l’échéance ? La réponse est non.

Ces élus constitueront les représentants de la contestation ayant pointé lors de l’élection présidentielle, c’est pourquoi il nous faudra bien identifier les femmes et les hommes capables de porter publiquement nos revendications. Ils ne sont pas légion.

Ils seront peut-être inspirés par une certaine insoumission. Ils devront en tous cas être les garants d’une espérance nouvelle, d’un engagement restauré, qui ne consiste plus simplement à éviter le pire.

Nous avons suffisamment souffert du traumatisme qu’a été 2002 et qu’est déjà 2017 pour ne pas songer, dès le 8 mai, à reprendre nos esprits.


D’après un texte « edito » de Pierre Siankowski –Les Inrocks – Source original