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Suivra ou non Macron aux législatives ?

Entre un Gérard Filoche désirant “un recentrage du PS vers la gauche” – et d’ailleurs “en colère que Mélenchon et Hamon n’aient pas trouvé un accord” – et un Jean-Marie Le Guen, rallié à Emmanuel Macron et déclarant au JDD que les deux franges du parti n’ont “plus grand-chose à faire ensemble” et qu’il faut “que la gauche de responsabilité soit présente dans la majorité d’Emmanuel Macron”, le divorce semble acté. Mais qui obtiendra la garde des enfants, et à quel prix ?

Manuel Valls enterre le PS dès le lendemain des résultats

Un état de fait résumé par le président de l’Office universitaire de recherche socialiste, Alain Bergounioux, qui appelle de ses vœux à “un rassemblement le plus large possible” après le second tour ; le parti “continuera à exister : le problème, c’est de savoir comment et avec qui”.

Manuel Valls, partisan d’un rapprochement avec Macron – et d’une alliance avec En marche ! en vue des législatives, a contrario d’une majorité d’hamonistes – n’a pas perdu de temps pour acter sur France Inter, dès le lendemain matin de la défaite de Benoît Hamon, “la fin d’un cycle, la fin d’une histoire” : “Ceux qui ne partagent pas les mêmes idées peuvent-ils encore être dans la même famille politique ? Je ne le crois pas.” L’ex-frondeur Christian Paul n’y croit pas non plus, et confiait dès dimanche soir que “le schisme est inévitable”. 

Du côté des équipes d’Hamon, le ressentiment envers les vallsistes partis vers En marche ! est en tout cas prégnant : jamais les deux lignes politiques du parti à la rose n’ont semblé aussi éloignées. “Il y a une certaine aigreur à l’égard des traîtres, résume Clément Messence, membre de l’équipe de campagne d’Hamon. C’est un immense gâchis. Maintenant, il va falloir faire un grand ménage.”

Même discours chez une militante encartée PS, qui appelle maintenant à “exclure du parti les éléments perturbateurs” : “Comme lors de la campagne de Ségolène Royal en 2007, ils ont tué leur propre candidat. Cambadélis aurait dû être plus derrière lui, être plus ferme par rapport à ceux qui ont rallié Macron.” 


D’après Amélie Quentel, Les Inrocks – (Extrait Synthèse) – Source