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Salariés européens, n’attendez pas de miracle des « préconisations sociales » pompeusement intitulées « Pilier social » en direction des pays membres de l’Union Européenne, tout justes quelques harmonisations « à minima », jamais de réformes sociales structurelles apportant une uniformisation par « un code du travail unique européen » en tous cas !  Seules décisions devant couper court les délocalisations inter Europe MC

Grâce à ce socle des droits sociaux, constitué de 20 principes clés relatifs aux salaires, à la santé, à la retraite, etc., Bruxelles entend envoyer un signal positif à ceux qui ne croient plus à l’Europe.

La Commission énonce que tous les Européens doivent bénéficier d’un accès égal au marché du travail, avoir droit à des conditions de travail équitables et jouir d’une protection sociale adéquate. Mais cette série de recommandations est dépourvue de valeur législative.

« Car souvent, l’Europe n’est pas perçue comme une protection mais comme celle qui favorise la concurrence sociale entre pays », affirme Sofia Fernandes, chercheuse à l’institut Jacques Delors.

En façonnant des standards minimums valables partout, la Commission compte lutter contre les inégalités et le dumping social qui alimentent à outrance les discours populistes. « Le souci, c’est que le socle se limite à la zone euro, note Sebastiano Sabato, de l’Observatoire social européen (OSE). Les pays de l’Est, où les standards sociaux sont plus bas, ne sont pas concernés. »

Les méthodes de coordination ont leurs limites. Le deuxième principe du socle promeut l’égalité des genres : c’est sur ce terrain que la Commission a choisi d’ajouter une pierre – concrète, législative – au pilier social flambant neuf, en avançant des propositions visant à mieux équilibrer vie personnelle et professionnelle.


Céline Schoen, La Croix – Extrait/synthèse -Source