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D’ailleurs les commentaires ne s’y trompent pas ….

Bien triste article d’El Mundo. Quel mécanisme réducteur de mettre Mélenchon et le Pen dans un même sac ! Pour un journaliste, Arcadi Espada manque cruellement de capacité d’analyse. J’ai du mal à croire qu’il ait lu les deux programmes électoraux… (Alice D.)

Communisme? Mais vous êtes malades! Les communistes n’existent plus! Ce que Mélenchon propose ce sont des idées de gauche tout simplement et son programme et celui que les socialistes attendent depuis 5 ans avec enfin un intérêt pour l’écologie! Courrier international, vous me décevez (Guillaume)!

Titre Français de l’article espagnol : Au secours, les Français vont voter !

À quelques jours du premier tour de la présidentielle, aucun des quatre principaux candidats n’a décroché : du jamais-vu depuis l’instauration de la Ve République. Tant Marine Le Pen qu’Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon ou François Fillon peuvent arriver au second tour. Autrement dit, l’impensé, l’impensable, à savoir que Le Pen ou Mélenchon deviennent présidents de la France, est une possibilité bien réelle.

Pour dire les choses un peu sommairement, le fascisme et le communisme s’affrontent de nouveau en Europe pour la première fois depuis 1945. Mélenchon et Le Pen ne sont jamais que la version en rouge et noir d’une même débâcle populiste – ou pour employer le langage d’hier, de la même crise des démocraties.

Un “embarras du choix” au sens strict

Il y a encore quelques semaines, le système électoral français rassurait les Européens raisonnables. Même si l’on craignait que Le Pen soit présente au second tour, il paraissait évident qu’elle serait alors vaincue par Macron ou Fillon, capables l’un comme l’autre de rallier le vote démocratique au-delà de leurs camps. Aujourd’hui, ce système court le risque de devenir un piège captieux et de produire quoi qu’il arrive un résultat inacceptable. Que pourrait faire un démocrate français obligé de choisir entre Le Pen et Mélenchon ? Il aurait plus que jamais l’embarras du choix*, ce doute si français. Et au cas où notre démocrate s’abstiendrait, quelle légitimité aurait alors un président élu à un pourcentage historiquement très faible ?

Après le cauchemar de cette victoire à la Pyrrhus, on voit déjà se profiler les législatives de juin, où ni les fascistes ni les communistes n’obtiendront facilement une majorité. Toutefois, pour organiser un référendum contre l’Europe, comme l’ont promis ces deux candidats méprisables, il suffit de la parole présidentielle, dont le poids dans le système français est par ailleurs prépondérant.

Ces jours-ci, en France, en dehors des meetings de Macron, on ne parle que de nation et d’identité. La décadence est inexorable. La France aborde une dimension politique inconnue, entre xénophobie et chavisme.


Arcadi Espada Lire l’article version original lu dans Courrier International – Source


A ce jour, personne ne sait ce qui sortira des urnes mais quel qu’en sera le résultat il ne sera que l’addition comptable des bulletins introduits dans les urnes par des citoyens ayant fait leur devoir. Les candidats retenus pour se présenter au deuxième tour, auront toutes légitimités pour le faire, n’en déplaise au rédacteur de l’article espagnol.

Je serais peut-être de ceux qui déchanteront devant cette sélection mais la démocratie aura été exercée et devra être respectée.

Par contre je trouve que l’illustration accompagnant cet article sulfureux est assez drôle. MC