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Hors la façade, il reste quoi ?

Cet homme riche, infatigable séducteur des foules, n’a pas voulu endosser la charge d’une maison, ni d’un appartement, ni même d’un studio. Il n’a pas voulu se «situer». Il est au-dessus de cette ambition petite-bourgeoise. Il a décidé de traverser la vie dans le wagon des premières classes, mais en locataire.

Son argent, il a décidé de le placer exclusivement en valeurs mobilières. Qu’il soit permis d’observer qu’il a par ailleurs prévu dans son programme de supprimer l’ISF sur les placements financiers et d’alourdir les impôts sur l’immobilier. Il ne veut pas une France de propriétaires.

Il veut une France de zappeurs.

Emmanuel Macron prouve par ses arbitrages patrimoniaux que l’ubérisation, dont il est le chantre, n’est pas seulement une commodité économique: elle touche à une certaine conception de l’homme. Il n’est dès lors pas étonnant qu’il considère qu’«il n’y a pas de culture française».

Accepter d’être de quelque part, de participer à une lignée, à une culture, c’est accepter avec humilité de se sentir concerné par le temps long. Emmanuel Macron refuse ce monde du temps long qui était celui de Clemenceau, de De Gaulle, de Mitterrand et même de Chirac. Macron a cité Charles Péguy dans son discours de Lyon, mais l’avait-il lu?

Le candidat d’En marche! est un homme de l’immédiateté. Il se sent l’homme d’une génération plutôt que celui d’un pays. C’est son droit. Mais à confier les clefs du camion France à un chauffeur qui ne veut pas de garage, nous prendrions le risque de subir une cruelle désillusion. Et à vouloir être élu par des zappeurs, le jeune Macron prend le risque de se retrouver roi nu dès la première bourrasque.


Extrait d’un article signé  Xavier Patier, titré « Macron, l’ubérisation contre les propriétaires » paru dans « Le Figaro » Source


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SCANDALE MACRON – Labo SERVIER