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À une semaine du premier tour de l’élection présidentielle, il est permit d’envisager que « quelque chose se lève dans ce pays » avec la qualification possible pour le second tour du programme de « la France insoumise », qui ne cesse de monter dans les sondages.

On sent comme en 2005 lors de la campagne pour le non au projet de constitution européenne a une aspiration populaire. Des gens qui ne parlaient pas politique se mettent à en parler. Des millions de gens qui ne savent pas encore quel bulletin ils vont mettre dans l’urne vont se décider cette semaine. La bataille politique, la lutte des classes, va donc prendre un tour tout particulier ».

Ceux qui ont tout essayé pour verrouiller l’élection présidentielle, pas toujours avec les mêmes noms mais toujours avec le même scénario, afin de voir s’affronter le Front national et un candidat libéral au second tour, en son pour leur frais.

Ce qui leur fait peur a certains dirigeants, c’est que JL mélenchon échappe à leur scénario. Ce qui était prévu est dérangé par une irruption citoyenne qu’ils ne veulent absolument pas entendre, les « Français sont en train de prendre la parole » contre tous « ceux qui disent que le progrès social est impossible ». Il y en a assez de ce monde dans lequel nous vivons scandaleusement injuste. Il y a neuf millions de pauvres dans ce pays, soit un million de plus qu’il y a dix ans, et dans ces millions il y en a des centaines de milliers qui travaillent ! ».

« Les 50 plus grandes fortunes françaises possèdent 275 milliards d’euros, et les dix plus grandes 160 milliards rien qu’à elles seules. C’est plus que le budget de l’Education nationale. Et on nous dit que dépenser dans les services publics c’est impossible ? Le pays craque parce que ce monde est fou ! »

« La bataille pour un autre monde ne passe pas seulement par l’élection présidentielle, mais elle passe à l’évidence par l’élection présidentielle. Il y a des débats et il y en aura encore, c’est évident, mais porter Jean-Luc Mélenchon au second tour de ce scrutin est le chemin le plus court », mais il faut aussi le claironner sur tous les tons, « les législatives seront elles aussi à gagner. Une victoire présidentielle serait réduite à néant sans victoire aux législatives et sans majorité qui donne sa place à toutes les sensibilités de la gauche


Aurélien Soucheyre – Source (extrait/synthèse)