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Reste que l’électeur de demain, se devra de séparer le bon grain de l’ivraie, alors qu’il est abreuvé de tant d’informations contradictoires, déversées quotidiennement par tous les médias. MC

Dixit «  l’Express » qui nous le savons ne roule pas pour le candidat de « La France insoumise » et Jean-Luc Mélenchon, qui prenant acte des derniers sondages connus, organise une contre-attaque en règle envers la montée en puissance d’un mouvement ouvrant des espérances a un électorat trop longtemps délaissé, inécouté, par le passé.

La peur de perdre cette élection présidentielle gagne les, Hamon, Fillon, Macron si, comme les rumeurs se précisent, JL. Mélenchon se retrouvait au deuxième tour face au FN. Une éventualité de plus en plus crédible qui fait d’ailleurs que c’est au tour du FN que le doute s’immisce,  d’où ses attaques factuelles.

Après Jean-Marie Le Pen, c’est au tour de Patrick Buisson (1), de louer l’évolution idéologique et objectant un parallèle entre les deux formations,  jetant le discrédit à dessein sur le leader de « la France insoumise » dans une interview au Point, publié ce jeudi. Voilà bien des soutiens plutôt embarrassants pour les intéressés.

La déliquescence du PS libère un espace qui était cadré par le candidat socialiste, qui n’existe plus. L’électorat de gauche qui va vers Mélenchon retrouve des repères et une vision du monde antérieur à ce moment où le PS a abandonné les questions sociales.

Du côté d’ »en marche », certains de ceux qui ont rejoint le mouvement et qui se retrouvent un peu perdus dans une non-organisation revendiquée où tout s’articule autour de la figure du chef. A l’exemple de François de Rugy venu rejoindre le mouvement lorsqu’il  s’enquiert de la configuration de l’équipe de campagne. « Il n’y a pas d’organigramme », lui répond le leader d’En marche !.

Ainsi tout ou presque se gère dans l’instant, à l’instinct. Celui du chef qui tranche et décide souvent seul, oubliant d’en informer ses équipes. Autrement dit plus centralisé tu meurs et l’avenir en cas de succès à la présidentielle et après les législatives fera courir au pays un risque accru de dominance dictatoriale, tout comme le fût le règne de Sarkozy.

 Reste que vaille que vaille, le travail effectué depuis des mois par l’équipe de « La France Insoumise » porte ses fruits dans l’opinion. L’électorat  prend conscience que c’est le seul programme qui permettra de mettre sur pied une nouvelle société beaucoup plus égalitaire pour chacun des résidents et travailleurs français d’où cette montée dans les sondages.

Article essai de synthèse, rédigé d’après et avec diverses sources.


  1. Patrick Buisson, Ancien journaliste marqué à l’extrême droite (passé par Minute et Valeurs actuelles avant LCI), Patrick Buisson devenu un proche conseiller de Nicolas Sarkozy, du ministère de l’Intérieur à l’Elysée. Il y défendait des idées politiques qui le distinguent de ses confrères, prônant notamment un rassemblement des droites allant jusqu’au Front national. Reconnu comme l’une des clefs de l’accession au pouvoir de l’ex-président, il sera pourtant répudié après plusieurs affaires. Celle des sondages de l’Elysée sans appel d’offres signés avec sa société Publifact -pour laquelle il est mis en examen- puis celle des enregistrements à la présidence, à l’insu du couple Sarkozy-Bruni, scellent son éloignement de ce cercle.