Mots-clefs

, ,

Inquiétante escalade !

Après avoir soudainement changé d’avis mercredi sur l’idée d’intervenir en Syrie en découvrant les photos d’une attaque chimique dévastatrice, Donald Trump a prévenu qu’une réponse militaire était envisagée ce jeudi 6 avril et approuvé quelques heures plus tard une attaque importante sur le terrain.

Le gouvernement américain a accusé le régime syrien d’avoir utilisé un agent neurotoxique de type sarin pour mener l’attaque et a répondu en tirant 59 missiles Tomahawk sur la base aérienne de Shayrat, qui est « associée au programme » syrien d’armes chimiques et « directement liée » aux événements « horribles », a d’abord dévoilé un responsable anonyme.

Selon l’armée syrienne, six soldats syriens ont été tués dans ces frappes qui ont fait d’importants dégâts matériels. 5…)

Les Russes prévenus sur place avant l’attaque

Le capitaine Davis a affirmé que « toutes les précautions avaient été prises pour exécuter les frappes avec un minimum de risques » pour le personnel présent sur la base et notamment les Russes qui s’y trouvaient. Cette attaque « n’était pas faite pour viser des gens », a-t-il dit. (…)

« J’ai ordonné cette attaque », avait confirmé plus tôt Donald Trump devant des journalistes depuis sa résidence secondaire de Mar a Lago. « La Syrie ignore le Conseil de Sécurité de l’Onu, j’exhorte tous les pays à nous rejoindre pour mettre fin au fléau du terrorisme », a continué le président. (…)

« Un préjudice considérable » aux relations russo-américaines

En réaction, Vladimir Poutine considère l’attaque américaine comme une « agression contre un Etat souverain », a déclaré vendredi le Kremlin, cité par les agences de presse russes. (…)

Cette attaque américaine risque d’affaiblir les efforts pour combattre le terrorisme, a déclaré de son côté le législateur russe Viktor Ozerov, cité par l’agence RIA. La Russie va demander la tenue d’une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, a ajouté le chef de la commission de défense de la Chambre haute du Parlement russe.

Les pays qui applaudissent…

Israël a apporté son soutien « total » aux frappes déclenchées par les Etats-Unis, un « message fort » que devraient entendre aussi l’Iran et la Corée du Nord, a indiqué le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Royaume-Uni . Ces frappes sont « une réponse appropriée à l’attaque barbare à l’arme chimique perpétrée par le régime syrien », a estimé de son côté le porte-parole de Downing Street dans une déclaration.

Turquie . « Nous considérons que c’est une chose positive, a déclaré pour sa part le vice-Premier ministre truc Numan Kurtulmus, interrogé sur la chaîne Fox TV. Le régime de Bachar al-Assad doit être puni entièrement sur le plan international. »

… Et ceux qui désapprouvent

L’Iran a « condamné vigoureusement » l’attaque, a déclaré Bahram Ghassemi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, cité par l’agence Fars.

L’Arabie saoudite, qui soutient les insurgés en Syrie, a dit soutenir « complètement ».

Vladimir Poutine, de son côté, a considéré les frappes américaines contre la Syrie comme une « agression contre un Etat souverain », a déclaré ce vendredi 7 avril le Kremlin, cité par les agences de presse russes.

Le président Poutine considère que « Cette action de Washington cause un préjudice considérable aux relations russo-américaines, qui sont déjà dans un état lamentable ».

Quant à l’armée syrienne, elle a indiqué que « les Etats-Unis ont mené une agression flagrante contre l’une de nos bases aériennes dans le centre, avec des missiles, faisant six morts, des blessés et d’importants dégâts matériels ».

L’avis de l’ONU

À l’issue d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU qui débat depuis deux jours d’une résolution de condamnation de l’attaque, l’ambassadeur russe Vladimir Safronkov avait pourtant averti jeudi les Etats-Unis de « conséquences négatives » en cas d’intervention militaire. Le diplomate russe a dénoncé une « entreprise tragique et douteuse ».

Hillary Clinton, qui avait milité pour une approche plus musclée de l’administration de Barack Obama contre le régime de Damas, s’était dite favorable jeudi à des frappes pour « détruire » les bases aériennes syriennes.

A l’été 2013, son prédécesseur Barack Obama avait renoncé à frapper le régime syrien après une attaque aux armes chimiques près de Damas qui avait fait plus de 1400 morts. A l’époque, le magnat de l’immobilier Donald Trump avait exhorté sur Twitter Obama à ne pas intervenir en Syrie.


Rédaction du HuffPost – Degbe Esther (degbe.esther@huffingtonpost.fr) Source