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Il a été élu sur la promesse de rendre sa « grandeur à l’Amérique » !

Donald Trump a donné lundi [03 Avril 2017] sa première interview au Financial Times. Jusqu’à maintenant la gouvernance de Trump est loin de rendre sa grandeur à l’Amérique. Qu’a-t-il dit d’intéressants dans cette interview, celui que les Américains classent encore plus « bête » que Bush junior… MC


(…) Le président américain recevra à la fin de la semaine en Floride son homologue chinois Xi Jinping, un homme pour qui il dit avoir « un grand respect ». (…)

Sera-t-il question du dossier nord-coréen pendant ce sommet ?

« Oui, nous parlerons de la Corée du Nord », précise le magnat de l’immobilier. « La Chine a une grande influence sur la Corée du Nord. (…) Si les Chinois nous aident, ce sera bon pour la Chine. S’ils ne le font pas, ce sera bon pour personne », explique-t-il. (…) C’est tout ce que j’ai à dire », poursuit-il, se disant « absolument » certain que les Etats-Unis pourraient résoudre l’épineuse question nord-coréenne sans l’aide de Pékin.

Sur le Brexit

« Je pense que le Brexit est une très bonne chose pour le Royaume-Uni », estime Donald Trump, qui s’est affiché à plusieurs reprises avec Nigel Farage , l’ex-leader du parti britannique europhobe et eurosceptique UKIP depuis son élection en novembre. (…)

Sur sa communication

Depuis sa victoire de novembre, Donald Trump continue à inonder le réseau social Twitter de messages. Une façon de communiquer qu’il assume pleinement. « Sans les tweets, je ne serais pas ici… J’ai 100 millions de followers sur Facebook, Twitter, Instagram en cumulé », se vante-t-il.

Bref, il n’a « pas besoin de parler aux médias bidons. »

Critiqué pour la teneur de ses messages – certains ont provoqué l’effondrement de sociétés en Bourse -, Donald Trump minimise : « Vous savez, si vous étudiez des centaines de tweets, si une fois de temps en temps il y a un couac, ce n’est pas si mal ». (…)

Sur sa réforme fiscale

La réforme fiscale est l’un des grands chantiers du nouveau président américain. Interrogé sur son calendrier, Donald Trump élude : « Je ne veux pas parler du timing », déclare-t-il, tout en promettant « une réforme fiscale massive, très puissante ». Le locataire du bureau ovale embraye

Sa défaite sur l’Obamacare .

« Vous savez, nous n’avons pas pu voter sur le système de santé… », déplore-t-il. Avant de se reprendre : « Je ne voulais pas d’un vote. C’était mon idée. (…).

Alors que les journalistes du Financial Times lui font remarquer qu’il n’a pas souhaité ce vote car il risquait de perdre, le président américain indique que cet échec n’est « pas définitif ». (…) « Il y aura une abrogation et un remplacement de l’Obamacare par l’accord que nous en sommes en train de discuter en ce moment ».

Sur la présidentielle française et Marine Le Pen

(…) Donald Trump est peu précis, voire confus. « Je ne sais pas ce qui va se passer. Je sais que certaines distractions ont eu lieu qui ont changé la course », commente-t-il. (…) Par ailleurs, le président dit ne pas connaître personnellement Marine Le Pen. (…)

Sur son travail à la Maison Blanche

Novice en politique, Donald Trump (…) répond avec emphase, quitte à se répéter : « Je l’aime beaucoup. Je l’ai toujours aimé. Je l’ai toujours aimé. Nous avons fait beaucoup de choses. Nous faisons du super boulot (…) », conclut-il avec autosatisfaction


Lelièvre Adrien, Les Echos Titre de l’article « Ce qu’il faut retenir de l’interview de Trump au Financial Times » – Extrait/synthèse – Source