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Et si l’entraide était le meilleur moyen de lutter contre les fake news ?

C’est en tout cas le pari que se sont lancé trente-sept médias français et internationaux. Le 28 février, une organisation à but non lucratif appelée First Draft News et Google News Lab mettaient en ligne une plate-forme pour lutter contre la propagation de fausses informations.

Baptisée “CrossCheck” (“contre-vérification”), elle vise à instaurer une collaboration entre différents médias pour produire davantage d’articles de fact-checking. En coordonnant leurs moyens, Le Monde, Libération, l’AFP ou encore La Voix du Nord œuvrent plus efficacement contre la diffusion de rumeurs sur les réseaux sociaux. (…)

Le constat est clair : face à une perte de confiance et une impopularité grandissante envers les médias, ces derniers doivent changer leur approche quant au traitement de l’information. (…)

Le principe est simple : tous les membres peuvent alerter les autres lorsqu’une information qui paraît douteuse commence à prendre de l’ampleur sur les réseaux sociaux. Démarre ensuite une sorte d’investigation collective où plusieurs rédacteurs vont œuvrer à leur manière, avec leur savoir-faire, pour débusquer l’information. Seule condition primordiale : une information doit être systématiquement fact-checkée par un deuxième média pour obtenir le tampon “faux”, “douteux”, “sans conclusion” ou “vrai”. Une dépêche est ensuite rédigée sur le site de CrossCheck.

Le tout est réalisé de manière volontairement pédagogique, puisque n’importe quel internaute peut ensuite retracer le cheminement effectué par les journalistes grâce aux liens.


Fanny Marlier – Les inrocks  – Source Extrait/Synthèse