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Haro sur le gouvernement et les médias : François Fillon a continué hier soir lors d’un meeting à Nantes de pilonner un exécutif « accroché à ses privilèges » et qui « mobilise son énergie pour demeurer en place ».

En montant à la tribune, il a intimé à la foule de se faire entendre pour que cette « immense clameur atteigne les salles de rédaction parisiennes et leur tribunal médiatique ».

Et de préciser à propos de la majorité et de la presse : « Oui, ils ont osé demander l’élimination, avant même le vote, de la principale famille politique de ce pays. Qui plus est, la seule à pouvoir assurer une majorité stable pour conduire les réformes dont ce pays a si urgemment besoin ! ».

Six responsables « Les Republicains » (LR) ont saisi hier le parquet pour des infractions commises, selon eux, par l’exécutif et relevées par le livre « Bienvenue Place Beauvau » écrit par trois journalistes. « Corruption »,«  trafic d’influence »», « atteinte à la vie privée », et encore « abus d’autorité » : ces élus dénoncent « la commission d’un certain nombre de faits d’une particulière gravité qui seraient susceptibles de revêtir différentes qualifications pénales ». Ce qui est décrit dans l’ouvrage comme un éventuel « cabinet noir anti-Sarkozy, structure clandestine, aux ramifications complexes », est qualifié par ces élus LR d’association de malfaiteurs.

Au tour de Pénélope

À droite, cette stratégie ne manque cependant pas d’interroger. « Sert-elle François Fillon ou Marine Le Pen ? » interroge un juppéiste.

Un autre élu, ancien proche de François Filon qui a pris ses distances, souhaite que la droite en revienne au programme : « L’adversaire ce n’est pas Hollande, c’est Macron. Les affaires ne l’atteignent pas. Plus on en parle, moins on l’attaque sur le programme ».

Pénélope, l’épouse de l’ancien Premier ministre a été mise en examen pour recel dans deux affaires d’emplois supposés fictifs. Une suite logique aux mises en examen de François Filon et de l’ex-député Marc Joulaud qui l’ont rémunérée comme assistante parlementaire.


Le Dauphiné libéré du 28 mars 2017


Note, pendant qu’il parle dans ses réunions électorales ou répond aux interviews, bien évidemment il ne parle pas de son programme pourtant au combien inquiétant pour l’ensemble des français sur bien des points, sociaux, santé, pouvoir d’achat, etc. MC