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Le Brésil fait actuellement l’objet d’un scandale sanitaire majeur sur la viande.

Le plus gros producteur mondial de bœuf JBS y est accusé d’avoir commercialisé des viandes impropres à la consommation après les avoir reconditionnées avec des produits chimiques et avec la complicité d’une partie des autorités de contrôle sanitaire brésiliennes.

Ce scandale est un élément de plus invitant à la plus grande prudence dans les négociations commerciales avec le Mercosur : les agréments de producteurs pour l’exportation vers l’Union européenne étant délivrés par les autorités brésiliennes.

De plus ces négociations renouvelées se poursuivent alors que les études d’impact de la Commission ne prennent pas en en compte les impacts cumulés des 12 accords en cours de négociations, notamment avec des producteurs majeurs de viandes comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande, et sans prendre en compte l’impact de la sortie du Royaume-Uni sur les réorientations des quotas d’importations déjà accordés.

La Commission ne devrait-t-elle pas moderniser son mandat de négociation datant de 1999, prendre en compte les évolutions critiques des secteurs de la viande en Europe, des demandes sanitaires des consommateurs européens, et par conséquent considérer une exclusion des secteurs de la viande comme « produits sensibles » ?


Patrick Le Hyaric, Député Européen GUE – titre original de l’article « Patrick Le Hyaric interroge la commission européenne concernant l’importation de viandes avariées du Brésil » – Source