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Tout d’abord il a onze candidats postulant à la présidence de la république devant se soumettre aux votes électoraux avant de s’asseoir dans un fauteuil élyséen et non pas cinq comme les médias laisseraient a penser. De quel droit a-t-on « évincé » de facto, les six autres postulants ?  MC

Sur le débat de ce Lundi 20 mars 2017

Philippe Martinat du « Le Parisien » dans un article titré « Présidentielle : un premier débat dense, sérieux, pédago… mais non décisif », dont voici une synthèse :  rien de transcendant, rien de nouveau, aucune annonce particulière de chacun des candidats, quelques touches au fleuret, ne ressort vraiment de trois heures de longues parlottes. Seul, Macron est apparu sur certains thèmes beaucoup moins roués que ses adversaires. Quant à Jean-Luc Mélenchon qui a toujours besoin d’envolées et de temps pour assurer ses pédagogies électoralistes, à part quelques répliques, il n’eut pas l’envergure habituelle. Marine Le Pen fut plusieurs fois contrée et ne développa qu’une argumentation a minima, pensant certainement que les sondages créditant son parti, lui suffisait ; mais en exposant trop de suffisance, elle n’a pas « crevé » l’écran hier soir. Quant aux derniers candidats que sont François Fillon ou Benoît Hamon, ils ne sont restés que dans leur programme.

Judith Waintraub du « Figaro » [ce média a dédié ses colonnes à Macron, depuis sa déclaration de candidature] dans un article titré « Quand Macron virevolte jusqu’à la contradiction », n’a retenu de cette soirée que : La place dévolue à Emmanuel Macron par le tirage au sort, lundi soir, a servi sa stratégie au-delà sans doute de ce qu’il espérait lui-même. Depuis son pupitre au centre du plateau de TF1, le candidat d’« En marche ! » est monté sur toutes les balles. Omniprésent, virevoltant, il a pris ses adversaires de vitesse, jouant plusieurs matchs en un, alternant les simples féroces et les doubles avec des partenaires qui ne lui avaient rien demandé. Il l’a fait dès le début du débat, en refusant de laisser à François Fillon le monopole de la défense des « petits » candidats – et par la même occasion, de la critique du système médiatico-sondagier.  (Extrait)

Julia Hamlaoui de l’« Humanité » dans un article « Débat télévisé : Mélenchon a marqué des points » elle présente le débat de cette façon : Sur les cinq candidats à la présidentielle présents hier soir sur le plateau de TF1, Jean-Luc Mélenchon est jugé parmi les plus convaincants avec 20% des sondés qui le place en tête, derrière Emmanuel Macron 29% , 19% pour Marine Le Pen et François Fillon et 11% pour Benoît Hamon. Comme son équipe de campagne l’avait annoncé, Jean-Luc Mélenchon s’est attaché, lors du débat organisé sur TF1 hier soir, a déroulé son programme sans toutefois se priver de quelques piques qui ont parfois provoqué l’hilarité de la salle et des quatre autres invités. A l’instar du moment où, en conclusion d’un vif échange entre Benoît Hamon et Emmanuel Macron (le premier acculant le second sur les soutiens financiers de sa campagne potentiellement défenseurs d’intérêts privés), les présentateurs rappellent la présence des autres candidats, celui de la France insoumise, lâche alors : « il faut bien qu’il y ait un débat au PS ».(Extrait)

Laurent Joffrin dans « Libération » dans un article « Carrefour »opte pour un non choix personnel s’en remettant aux électeurs dans un texte passe partout : C’est un carrefour à quatre voies, dont chacune va dans une direction bien distincte. Qu’on en juge : Marine Le Pen propose une rupture nationaliste, xénophobe et anti-européenne ; François Fillon, (…), défend un projet libéral et conservateur qui réveille les mânes de Margaret Thatcher ; Emmanuel Macron professe un centrisme rajeuni fondé sur une politique sociale-libérale assumée ; Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, enfin, avec des nuances de rose, de vert et de rouge, veulent une rupture sociale-écologique appuyée sur une relance vigoureuse de la consommation et donc de la croissance. Et si, dans cette campagne folle qui déjoue tous les pronostics, les Français retrouvaient finalement leurs marques politiques, en tout cas pour le premier tour ? L’éventail est large, les offres bien découpées, les choix affirmés. (Extrait)