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Chacun des candidats a SA proposition concernant les retraites -Conditions d’attribution, montant, etc.

Note : Les propositions ci-dessous ne sont pas « classées » elles sont dans l’ordre de mes recherches.

François Fillon

Repousser l’âge de départ à la retraite de 62 à 65 ans avec décalage l’âge légal de départ à la retraite, à 65 ans d’ici 2022. Avec un âge légal à 65 ans, l’âge de la retraite à taux plein devrait logiquement être repoussé à 70 ans.

Aligner les règles de calcul des retraites publiques sur celles des retraites privées. Comme pour les salariés, la retraite des fonctionnaires se baserait donc sur les 25 meilleures années de salaire perçus durant la carrière.

Supprimer les régimes spéciaux. Il s’agit de régimes disposant de leurs propres règles, notamment en matière d’âge de départ à la retraite et de calcul des pensions, car mis en place avant la création de la Sécurité sociale en 1945.

L’ancien Premier ministre envisage de soumettre la question de la suppression des régimes spéciaux aux Français par un référendum dès septembre 2017.

Suspendre les comptes pénibilité. François Fillon a toujours exprimé son opposition au compte personnel de prévention de la pénibilité (C3P).

Ajouter un « étage » de retraite par capitalisation. François Fillon estime que la retraite par répartition basée sur la solidarité intergénérationnelle (les actifs financent, via les cotisations vieillesse, les pensions des retraités) n’est pas suffisante et le sera de moins en moins compte tenu du vieillissement de la population. Le candidat de la droite souhaite le développement d’une retraite par capitalisation dans laquelle les actifs se constituent des rentes en cotisant pour eux-mêmes, par le biais de la mise en place d’un « étage supplémentaire ».

Revaloriser les petites retraites. Plus 300 euros par an les retraites de base inférieures à 1.000 euros par mois. Augmentation de 600 euros par an les « petites » pensions de réversion versée aux veufs et aux veuves, sans donner plus de précision.


Benoît Hamon

Retraites : revalorisation des pensions, prise en compte accrue de la pénibilité

Le volet du programme économique de Benoît Hamon qui concerne les retraites est l’un des moins documentés. Il n’a quasiment pas développé spontanément ce thème au cours de ses discours de campagne. Peut-être parce qu’il n’a pas l’intention de toucher à l’âge légal de la retraite, fixé à 62 ans.

En revanche, il entend prendre en compte l’engagement associatif dans le calcul des droits à la retraite et améliorer la retraite complémentaire des travailleurs indépendants.

D’une façon générale, il souhaite faire en sorte que le contenu du compte pénibilité, mis en place par la réforme des retraites Hollande-Touraine de 2014, « permette véritablement de partir plus tôt et d’allonger la durée de la retraite pour ceux qui ont exercé un métier pénible ».

Enfin, Benoît Hamon a l’intention d’améliorer le pouvoir d’achat des retraités, en prenant des mesures immédiates dès 2017, s’il est élu président de la République au mois de mai. Il promet ainsi :
– une augmentation de 10% l’Aspa (ex-minimum vieillesse)
– une revalorisation de 2% des petites et moyennes pensions, sans préciser jusqu’à quel seuil de ressources ce relèvement serait applicable.


Jean-Luc Mélenchon

Il propose de rétablir la retraite à 60 ans avec quarante annuités pour une retraite complète.


Emmanuel Macron

Le candidat d’En marche ! entendrait imposer « un système universel de retraite » pour mettre fin à la complexité et ce qu’il définit comme un pré carré inacceptable, les différents « régimes spéciaux » actuels.

Au prétexte d’imposer aux assurés « les mêmes droits pour tous », en changeant les données pour les fonctionnaires qui actuellement prennent en compte la pénibilité du travail. Le montant du « point retraite » devenant identique pour les cadres et pour les ouvriers, même si ces derniers ont une espérance de vie plus courte de cinq ans et demi en moyenne.

Il garantit (au moins en paroles) qu’il n’y aura aucune baisse des pensions ni le moindre report de l’âge légal de départ à la retraite. Sauf remplacer le système actuel de retraite par répartition par un système individualisé. C’est aussi abolir l’« âge légal » chacun gérant son compte retraite comme il l’entend.

Avec ce système par points, c’est le retraité qui doit payer les ajustements, lorsque le financement des retraites devient déficitaire en raison de l’allongement de la durée de la vie. Mais aussi en cas de krach boursier plus rien n’est garanti. Egalement la valeur du point pourrait en effet baisser en fonction de l’espérance de vie.


Marine Le Pen

Tout d’abord avec un peu de recherche vous trouverez peut-être avec étonnement cette affirmation concernant toutes références au « chiffrage » du programme: « Pourquoi mettre des chiffres? Nous ne sommes pas épiciers » !!!

Ensuite un laconique : Fixer l’âge légal de la retraite à 60 ans avec 40 annuités de cotisations pour percevoir une retraite pleine.

Voilà tout est dit ou plutôt rien n’est dit, fiez-vous à moi !