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L’abstention telle qu’estimée aujourd’hui pourrait battre des records pour une élection présidentielle

Selon un sondage (faut-il suivre aveuglement ce sondage réalisé au moment T ?), cinq millions d’électeurs en plus des « habituels réfractaires aux votes », déclarent vouloir s’abstenir d’exprimer leurs « devoirs » électoraux.

A un peu plus de six semaines du premier tour de l’élection présidentielle, l’abstention se situerait aux alentours de 32 %. Un niveau dramatiquement élevé si on le compare aux précédents scrutins présidentiels.

Que ces électeurs s’abstiennent réellement, et ce serait un signe de dévitalisation de notre démocratie. Qu’ils votent finalement, et ce pourrait modifier les rapports de force – au premier comme au second tour.

Abstention, pourquoi ?

  • l’insatisfaction  » aucun candidat ne me paraît convaincant « .
  • la colère pour  » manifester le mécontentement « , elle concerne surtout les retraités de plus en plus ponctionnés.
  • Et surtout le  » cela ne changera rien « . Un désabusement partagé par ceux dont la vie est rude, sans espoir de pérennisation pour leurs avenirs, les CDI a termes, les Rmistes ; les jeunes sortant de l’école (diplômes ou non), les inscrits a Pôle-emploi sans illusion, les précarisés renouvelables a merci, les ouvriers et employés soumis à la flexibilité pour rapprochements d’unités de production ou de délocalisations, ceux, seul à charge de famille s’en « sortant très difficilement  » devant l’augmentation des diverses charges, les autoentrepreneurs, les petits agriculteurs, etc.

Et ce dernier point est certainement le plus important, comment leur donner tort alors qu’aucun – je le redis AUCUN – candidat ne parle d’un rattrapage substantiel du pouvoir d’achat, les millions de repas et d’aides diverses distribuées par les diverses organisations à ces millions de démunis. Associations qui elles-mêmes doivent parvenir a satisfaire de plus en plus de pauvres et dans le même temps reçoivent de moins en moins de subventions publiques ne réussissant que grâce à l’aide populaire … qui peine elle-même pécuniairement un peu plus chaque année.

Restera en dernier recours pour la participation à ces votes électoraux – présidentielle et législatives- à espérer une mobilisation de dernière minute ouvrant le jeu d’un rapport de forces sans doute plus serré dès le premier tour entre tenant d’une société basé d’abord sur l’équité et un redressement sans précédent du pouvoir d’achat et la continuité dans l’inégalité ou l’écart personnes aisées-appauvrissement sera le seul vecteur de gestion gouvernementale.


Réécriture partielle et synthèse réalisée par MC. D’après un texte Gilles Finchelstein (Directeur général de la Fondation Jean-Jaurès) et Martial Foucault (Directeur du Cevipof)  Un article intitulé « Ces électeurs manquants qui ont la clé du scrutin » signé par un Collectif, « Le Monde » – Source original