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La presse et ses commanditaires financiers, capitaines d’industries, à fait émerger de toutes pièces, sur les ruines de la gauche, une candidature nouvelle capable de bousculer le jeu lors de la prochaine présidentielle et dans l’attente d’un retour sur investissement.

Ce n’est certes pas la première fois que des hebdomadaires inféodés se prêtent à ce jeu, mais le fait est que la période, marquée par une profonde décomposition politique, crée la possibilité d’un autre.

Or, Emmanuel Macron a beau être énarque et inspecteur des finances, il incarne le renouveau à cause de ses idées savamment distillées, pleines de sous contenues inavoués et d’une trajectoire en forme de boulet de canon : en quatre ans, ce « même pas élu » couvé par François Hollande est passé de l’ombre à la lumière en étant promu ministre après avoir été secrétaire général adjoint de l’Élysée.

Au passage, il est devenu la coqueluche des milieux d’affaires, la fierté de l’inspection des finances, l’espoir de tout un pan d’une « gauche bobo » plus droitière qu’il n’y parait (et surtout anti Hamon, ce gauchiste !), le porte-drapeau des strauss-kahniens orphelins.

Surtout, il s’est installé dans les sondages tout en haut de l’affiche, alors même que les derniers soubresauts du Hollandisme exprimaient tant d’impopularité tout en y ayant contribué, il ne faudrait surtout pas l’oublier.

Et tout cela a même pas 40 ans !

Même à droite le phénomène interpelle. « Macron, c’est un peu agaçant », concédait, Alain Juppé un temps.

Disciple de Rocard, le jeune candidat n’aime rien tant que « déplier les problèmes » pour tenter de vaincre la défiance qui paralyse le pays. Son programme « Faire réussir la France dans un monde ouvert », et pour cela changer « le rapport des Français au monde, à l’Europe et à l’innovation ».

Autant de déconstructions sociales en perspectives


D’après un article paru en mars 2016 dans « Le Monde ». Synthèse-Source


Il n’est pas le candidat qui inspire confiance, pourtant s’il reste présent au 2e tour face a la droite ou l’extrême droite, je n’hésiterais pas a voter pour lui,  par défaut,  mais en attendant mieux des prochaines élections  législatives dans la mesure ou les candidats d’ « En Marche ! » concourant pour la députation au nom de ce mouvement (hors parti politique et pour le moment hors organisation constituée et rodée) ont été recruté de biens curieuses façons.