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Sur fond de crise économique persistante dans la plupart des pays occidentaux, l’émergence de nouvelles forces contestataires témoigne d’une grande impatience politique. Elle se transforme souvent en colère.

L’impopularité persistante de ces élus, menteurs, tricheurs, hors des jalons du commun des mortels, défiant la justice, ne relève pas que d’une exception nationale et ce qui s’est passé aux USA, le Brexit, et les montées du populisme nationaliste dans divers pays européens ne sont que l’expression populaire de la défiance envers les gouvernants actuels mais aussi dans l’attente espérée d’un renouveau représentatif et d’une société sociale reconstruite.

Cette déroute d’impopularité s’exerce envers un capitalisme-libéral a bout de souffle et des politiques appliquées par les différents gouvernants sociaux-libéraux-démocrates, portée par la finance international (qui se place d’emblée au-dessus de toutes juridictions nationales échappant a tous contrôles), profite politiquement plus exclusivement à des forces situées à droite (et plus certainement extrême-droite) … laquelle au passage,  malgré sa « dédiabolisation en France » reste xénophobe autant dans son langage que dans ses actes et programmes.

Certes se dessine partout dans le monde un courant contestataire dont on prétendait les idées dépassées, archaïques, balayées par la mondialisation, la flexibilité, les nouvelles technologies.

Il provient d’une gauche décomplexée disposant ici ou là de relais politiques. Elle ose parfois désigner ses ennemis : la mainmise du capital sur les moyens de production, le pouvoir des médias, la surpuissance de la finance. Bien sûr, les rebelles ne sont encore qu’une volée d’hirondelles en hiver. Mais, à une époque où la droite extrême occupe souvent le rôle de dépositaire de toutes les colères, ce rayon d’espérance pourrait bien lui disputer les saisons qui viennent.

Jamais les sociaux-libéraux gouvernant n’avaient capitulé aussi totalement, devant les desiderata du patronat, avec l’illusion d’en obtenir en retour la création de quelques emplois et un nouveau bail sur le pouvoir. Là encore, a vouloir jouer au chat et la souris, c’est le patronat, gros minet, qui empoche … et la conjoncture sociale se dégrade. Affaiblir les syndicats, démanteler le code du travail, sont des stratégies qui devaient libérer l’esprit d’entreprise et permettre la flexibilité. Cela a surtout creusées les inégalités.

« Les jeunes Français doivent avoir envie de devenir milliardaires », a lancé un jour le ministre de l’économie français, M. Emmanuel Macron aujourd’hui candidat a la présidence du pays. Il reprenait à son compte la vieille antienne reaganienne d’une « marée montante qui soulève tous les bateaux ».

Rien de tout cela, on le devine, ne dissuade la plupart des candidats aux prochaines élections de doubler la mise pour la plus grande satisfaction du patronat et de la finance. Pourquoi s’en priveraient-ils, alors que les différents gouvernements français  se succédant, n’ont cessé de gaver les chefs d’entreprise de friandises ?

Pour atteindre leur objectif, leurs programmes suggèrent de supprimer des emplois de fonctionnaires, de réduire les allocations versées aux chômeurs et de ne plus rembourser certaines dépenses médicales ou scolaires des étrangers. En somme, au diable les repentances des officines néolibérales quand elles ne correspondent pas à l’intérêt des privilégiés et aux « recettes » auxquelles le social-libéralisme lui-même s’est rallié. (…).

C’est d’une autre société sociale et équitable dont la France et les français ont besoin et attente, seule une vrai gauche serait en « pouvoir » de proposer un tel changement mais si les espérances sont là, c’est le-les représentant-s fédérateur-s qui manque-nt.


Synthèse et pour parti réecriture d’après un article de Serge Halimi – Le Monde diplomatique (Extrait)- Source