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François Fillon défend mieux que personne cette petite caste dénoncée par Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. Dès le départ il a intégré dans son équipe de campagne l’ancien patron Henri de Castries dont le salaire mensuel moyen était 235.000€ durant ses sept dernières années comme PDG du groupe d’assurances Axa.

Fillon lui, n’a jamais travaillé en entreprise. Il est  passé d’attaché parlementaire à député, de député à ministre, de ministre à sénateur, de sénateur à député puis Premier ministre avant de redevenir député. Ses ennuis judiciaires récents nous ont permis de savoir qu’il a d’abord divisé par deux le salaire de son attachée parlementaire Nathalie Blin en lui imposant un travail a mi-temps afin de salarier son épouse à plein temps.

Nous savons aussi que le salaire de Penelope Fillon est monté à plus de 6.000€ par mois en 2002 dès qu’elle est devenue l’attachée parlementaire de Marc Joulaud, le suppléant de Fillon quand ce dernier est devenu ministre. Joulaud a d’ailleurs fait cet aveu aux enquêteurs : « De fait, oui, c’est François Fillon qui a fixé la rémunération de son épouse ».

Nous saurons le 15 mars si ces faits vaudront à François Fillon une mise en examen. En attendant, le comité politique du parti Les Républicains a « renouvelé à l’unanimité son soutien » au candidat Fillon hier soir, suite au refus d’Alain Juppé de faire acte de candidature. On sait que Fillon veut supprimer 500.000 emplois de fonctionnaires en cinq  ans, qu’il veut supprimer les 35 heures, réduire les remboursements de la Sécurité sociale au profit des assurances privées.

Certes, il promet d’augmenter de 300€ par an (25 € par mois quelle aubaine !) les petites retraites inférieures à 1.000€  par mois. Mais il reprend d’une main ce qu’il affirme donner de l’autre en augmentant la TVA de 2% en moyenne. Avec les déremboursements de la Sécu et la cherté accrue des mutuelles, lui président, les plus pauvres seraient encore plus pauvres.