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Peut-on laisser plus longtemps notre pays être la risée du monde parce que les noms de quelques responsables politiques circulent si souvent dans les bureaux des juges d’instruction et des commissariats ? Il est pour le moins cocasse que les mêmes qui donnent tant de leçons de morale aux jeunes refusent de répondre à une convocation de la police !

La République française peut-elle accepter plus longtemps que des candidats à l’élection présidentielle défient ainsi la justice ? Evidemment non.

Pire, la cheffe de l’extrême droite vient de témoigner son amour de la démocratie et des corps constitués en allant jusqu’à menacer les fonctionnaires du ministère de la Justice de représailles, au nom de « l’Etat patriote » qu’elle entend instituer…

Le masque tombe d’un projet liberticide aux accents fascistes qui bafoue le principe fondamental de séparation des pouvoirs. C’est exactement la voie empruntée par Orban en Hongrie, Erdogan en Turquie ou Trump aux Etats-Unis.

Ces candidats de la droite et de l’extrême droite qui, il y a encore quelques semaines, voulaient faire tomber « le système » sont celles et ceux qui en profitent à satiété.

Les reproches ne sont pas minces : emplois fictifs, détournements de fonds, abus de biens sociaux, trafic d’influence, refus des règles de transparence de la vie publique…

Ce climat poisseux ne fait qu’ajouter au dégoût de la politique et renaître un antiparlementarisme de sinistre mémoire. Ce sombre décor dans lequel se déroule la campagne présidentielle peut déboucher sur de terribles déboires pour celles et ceux qui déjà souffrent tant.

Sur fond de crise sociale, l’aggravation de la crise démocratique conjuguée à celle d’institutions à bout de souffle, creusent le fossé entre la campagne électorale et les préoccupations de nos concitoyens.

 

D’où l’urgence d’organiser dans les quartiers et les usines, les villages et les bureaux des débats sur les moyens de changer le rapport de forces pour construire un contrat de progrès social, démocratique, environnemental, culturel, incluant un projet d’action fort pour transformer radicalement les fondations de la construction européenne.

Le bulletin de vote pour – par exemple – « La France Insoumise » à l’élection présidentielle et ceux des candidats du Front de Gauche aux élections législatives, permettraient d’en traduire la portée dans les urnes et au Parlement. (…)

Une abstention massive menace, elle

ferait le lit de la candidate de l’extrême-droite .


Patrick Le Hyaric – Député Européen GUE, Source-extraits