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Qui Chat ? …. Bah, Fillon pardi !

A droite, les téléphones chauffent, la température monte et l’hémorragie continue autour de François Fillon. Toute la journée de ce jeudi, le candidat à l’Elysée aura vu sa campagne se déliter un peu plus avec de nouvelles défections . Ses deux directeurs adjoints de campagne, des salariés du quartier général et puis surtout les parlementaires et maires Benoist Apparu, Edouard Philippe, Christophe Béchu, poids lourds issus du premier cercle d’Alain Juppé, ont jeté l’éponge, tout comme son ex-directeur de campagne Gilles Boyer.

Ils expliquent que « la tournure que prend aujourd’hui la campagne », leur paraît « incompatible avec [leur] façon d’envisager la politique », quand ils insistent sur le fait que, dans l’exercice de leur mandat, ils s’échinent à « convaincre [leurs] concitoyens de respecter [leurs] institutions ». La déclaration de François Fillon mercredi , vécue par de nombreux élus comme une attaque de la justice, est très mal passée.


Isabelle Ficek, Les Echos – Titre original “Le navire Fillon prend l’eau de toutes parts » Source (Synthèse-extrait)

D’après Le Monde dans un article non signé ….

…. en dramatisant ainsi sa situation, il prend en quelque sorte l’élection présidentielle en otage.  » C’est la démocratie qui est défiée « , a-t-il lancé. La question est posée de savoir si ce n’est pas lui, au contraire, qui prend le risque de parasiter l’ensemble de la campagne et d’entraver, voire d’empêcher, que se développe enfin le débat sur l’avenir du pays que les Français sont en droit d’attendre. A moins de deux mois du premier tour de scrutin, une telle attitude menace de creuser de façon de plus en plus inquiétante le fossé qui sépare les citoyens des responsables politiques. Ne pas le comprendre, est irresponsable.

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Et pour parachever l’affaire …

Quand François Fillon dénonçait un élu dont la femme était accusée d’emploi fictif

Les archives… Un utilisateur du réseau social Twitter a déterré hier, une vidéo provenant du journal TV du 20H de France 2, datant de 1999.

On y voit Claude Sérillon, le présentateur, introduire un sujet sur le troisième jour du procès des emplois présumés fictifs du conseil général de l’Essonne. Une affaire qui avait notamment éclaboussé Xavière Tibéri, la femme de l’ancien maire de Paris.

A l’époque, plusieurs élus RPR se sont manifestés en “lâchant” Jean Tibéri. Parmi eux, un certain François Fillon, candidat à la présidence du parti gaulliste : “Il y a, au RPR, des milliers de militants, des milliers d’élus qui respectent la loi et qui veulent, encore une fois, être fiers de leur parti. Et bien ceux qui ne l’ont pas respectée doivent en être exclus, c’est la règle et c’est celle dont nous nous sommes dotés, c’est celle que moi je ferai respecter.”

Les Inrocks – Source