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François Fillon. Vu par la presse étrangère.

Le maintien de la candidature de François Fillon et ses attaques contre le système judiciaire inquiètent la presse étrangère, qui y voit une dérive autoritaire contre l’État de droit

dessin-fillonDessin d’Herrmann, Suisse

La Présidentielle 2017 vue par la presse étrangère Tous les articles sur notre site spécial 


Quelques Extraits …

Ainsi, pour le journal belge Le Soir, “le candidat du parti Les Républicains s’est mis dans le sillage des populistes à la Trump, Le Pen, Wilders, Kaczynski et autres Orbán”.  (…)

De même pour Die Welt, en Allemagne : la conférence de presse de François Fillon constitue “le premier moment à la Trump de la campagne électorale française”. “Fillon s’est présenté devant les médias comme un partisan de la théorie du complot”, estime le journal.

“Un vocabulaire jusqu’au-boutiste”

L’Orient-Le Jour, au Liban, s’inquiète de la mise à mal de l’État de droit, “cœur de la démocratie libérale”, par François Fillon : « Le populisme complotiste du député de Paris, qui a dénoncé un climat de ‘quasi-guerre civile en France’, fait penser à la rhétorique employée par les dirigeants autoritaires du monde arabe pour faire taire les mouvements de contestation. Mais dans ce monde arabe, l’État de droit est le plus souvent une chimère, tandis que la guerre civile, elle, est parfois une réalité. Est-ce vers ce modèle que François Fillon souhaite que la France se dirige ?”

La Tribune de Genève rappelle (…) la présomption d’innocence, mais qu’il a “répondu de la pire manière possible” en attaquant les journalistes et les juges, et en utilisant “le vocabulaire jusqu’au-boutiste des complotistes les plus inconséquents”. 

Le journal suisse établit un parallèle avec Marine Le Pen, indiquant que tous deux ont “d’ores et déjà abîmé” la présidentielle 2017 avec leurs affaires judiciaires.

À présent, ironise le Corriere della Sera en Italie, “l’élection présidentielle française (…) est entre un roman de Balzac et (…) House of Cards ».

Même analyse en Espagne, La Vanguardia observe en titre ce matin que “la France s’installe dans l’incertitude”.

Comme le résume le quotidien suisse Le Temps : “François Fillon a raison. Une certaine conception de la présidentielle a été assassinée hier. Par lui-même.”


Corentin Pennarguear – Courrier International – Source