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Mines antipersonnel, restes de munitions, suite d’utilisations d’armes chimiques « interdites » : de plus en plus de victimes civiles et de moins en moins de financements pour aider les handicapés, effectuer les soins, rebâtir les villes, villages et lieux publics (hôpitaux, écoles, etc.), recueillir les victimes, les déplacées, les forcées à l’exil fuyant les lieux des combats, etc. Et d’aucuns s’étonnent de voir autant de migrants à la recherche de lieux d’accueils !

Le nombre de nouvelles victimes de mines antipersonnel et autres restes explosifs de guerre a quasiment doublé en un an.

En 2015, au moins 6 461 personnes ont été tuées ou blessées par ces armes, contre 3 695 en 2014. Après quinze ans de baisse continue, ce chiffre représente le bilan le plus lourd enregistré par l’Observatoire des mines antipersonnel depuis 2006.

Augmentation du nombre de mines artisanales

La résurgence des mines antipersonnel s’explique par le recours fréquent à des mines artisanales dans les pays en conflit. Le nombre d’États utilisant des mines antipersonnel a chuté ces dernières années, mais ces armes sont de plus en plus employées par des groupes armés non étatiques. En 2015, la majorité des nouvelles victimes ont été enregistrées en

  • Afghanistan (1 310),
  • Libye (1 004),
  • Yémen (988),
  • Syrie (864)
  • Ukraine (589).

Ces utilisations contaminent durablement les territoires et mettent en danger la vie de milliers de personnes sur le long terme.

Conséquence : en 2015, 78 % des victimes étaient des civils, dont 38 % d’enfants.

Des financements au plus bas depuis dix ans

À cet effroyable bilan s’ajoute une baisse continue, depuis trois ans, des financements dédiés à la lutte contre les mines. Alors que le nombre de victimes ne cesse de croître, en 2015, les financements ont atteint leur plus bas niveau en dix ans. À Santiago du Chili, lors de la conférence des États parties au traité d’Ottawa (*), qui s’est tenue du 28 novembre au 1er décembre 2016, Handicap International a rappelé une nouvelle fois avec force les États à condamner systématiquement l’usage de ces armes barbares afin que le traité continue de protéger les civils.

Sans attendre, l’ONG « Handicap international » poursuit ses actions en faveur des victimes, ses programmes d’éducation aux risques et ses actions de dépollution des zones minées.

handicap-intl(*) Le traité d’Ottawa interdit l’acquisition, la production, le stockage et l’utilisation des mines antipersonnel. Le traité a été ouvert à signature le 3 décembre 1997 et est entré en vigueur le 13 mars 1999. Aujourd’hui, il compte 163 États signataires, dont 162 États parties.


Extrait de la revue « Vivre debout » N° 76 Mars 2017.


Je suis de ceux qui donnent chaque mois une participation à « handicap international ». Dans la famille, nous soutenons aussi mensuellement, le « secours populaire français ». Pourtant nous sommes des retraités et n’avons pas de retraites mirobolantes. Aider les autres dans la misère nous semble la moindre des choses.

Aucune personne n’est obligée de nous suivre dans nos démarches, juste penser qu’un jour vous pourriez-être dans la condition de la misère où d’un handicap lourd, résultant d’un conflit auquel vous auriez pu être confronté malgré vous, ce que je ne vous souhaite jamais, bien entendu. MC

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