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Selon le quotidien « La croix », Jean-Luc Mélenchon, stagne dans les intentions de vote. Est-ce bien exact ?

Opinionway dans un sondage publié le 21 février, « la France insoumise » reste stable à 11 %. Elabe le même jour le place toujours à 12 %.

Cevipof (Sciences-Po), de son coté, montre en particulier que Mélenchon ne séduit pas les professions intermédiaires, qui, à 16 %, le placent derrière Emmanuel Macron (25 %), Marine Le Pen (21 %) et Benoît Hamon (18 %).

Dans le monde enseignant, c’est 14,5 % des intentions de vote. Hamon le candidat socialiste en recueille 23,3 %.

D’un autre coté il comptait sur les « déçus » du PS et surtout d’une alliance avec Europe Écologie Les Verts, Yannick Jadot, qui ne fut pas et s’il garde le soutien de la direction du Parti communiste, cet appui est très fragilisé auprès des militants et par la préparation des législatives de juin prochain, pour lesquels les élus communistes refusent de laisser leurs sièges aux candidats de « la France insoumise ».

Essayer d’embringuer le PCF dans sa musette est depuis longtemps le vœu de J-L. Mélenchon mais la base militante n’entendra pas d’être privée d’élus estampillés PCF aux profits d’élus devenant de possibles électrons libres au moment des votes dans l’hémicycle.

Mélenchon garde toutefois un socle électoral solide et des espoirs de consolidation, sachant que 60 % parmi les électeurs potentiels de Benoît Hamon et 65 % chez Emmanuel Macron déclarent pouvoir encore changer d’avis, … d’après l’enquête du Cevipof.

En résumé : sa marge de progression dans l’opinion paraît atteindre ses limites. Comme le résume Emmanuel Rivière, directeur de Kantar France (Sofres) : « Les Français sont suffisamment en colère mais pas assez désespérés pour voter davantage en sa faveur ».


D’après un article signé Maillard Sébastien, La Croix – titre original « Pourquoi la candidature de Jean-Luc Mélenchon ne progresse pas » – Source (extrait-Synthèse)