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Ce que dénonce la Cour des comptes, c’est une perte globale d’au moins 11 milliards d’euros pour ne pas avoir été en mesure de maintenir une opération – qui n’était certes pas parfaite – face à une protestation très régionalisée réunissant une coalition hétéroclite faisant peu de cas de l’écologie et de l’intérêt général.

Alors que dans de nombreux pays européens comme l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Portugal, la Suisse ou la Pologne cette écotaxe a été mise en place sans provoquer de remous…

Les critiques de la Cour des comptes ne portent pas sur le principe de l’écotaxe, qui avait été votée quasiment à l’unanimité pas les parlementaires, mais sur l’abandon de l’opération par gouvernement socialiste après des années de tergiversation, alors que le dispositif continuait d’être mis en place. Il était destiné à taxer le petit million de poids lourds qui sillonnent les routes nationales et aussi les voies secondaires françaises. Il concernait essentiellement, c’est-à-dire aux trois quarts, des camions étrangers utilisant gratuitement, comme les autres, des itinéraires entretenus par les autorités nationales et régionales. Son objectif était de produire des financements pour réparer ces routes et orienter au moins une partie du transport des marchandises vers le ferroviaire et les transports par les fleuves et les canaux. Une façon aussi, en cas de réussite de cette dissuasion, de réduire fortement la pollution de ce trafic routier fonctionnant au diesel.


Claude-Marie Vadrot – Politis (Extrait/Synthèse) – Source