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Le secrétaire national du Parti communiste a, depuis, renouvelé à plusieurs reprises son soutien à Jean-Luc Mélenchon, il a aussi plaidé pour « une nouvelle majorité législative ». Sa formation joue gros en juin : c’est même pour eux le cœur de la bataille de 2017.

Outre la visibilité politique et médiatique qu’offre un siège de député, il permet en outre de recevoir des financements publics. Le cru 2012 a été particulièrement dévastateur pour le Front de gauche qui a perdu la moitié de ses députés, réduisant leur présence à dix élus dans l’Hémicycle.

Chez les communistes, contrairement aux municipales, la tradition n’est pas aux alliances de premier tour avec le PS pour ces élections. Mais cela n’empêche pas les échanges de bons procédés.

Officiellement, bien sûr, rien de tout cela n’est à l’ordre du jour. « Nous ne sommes pas dans la logique de cartel avec qui que ce soit », affirme Mathieu Hanotin, un proche de Benoît Hamon. Nous voulons construire un projet de société qui permette de rassembler un maximum de citoyens. L’idée n’est pas de se répartir les sièges au Parlement.

« Même discours côté communiste.  Ça ne peut pas être une affaire de partis : nous devons associer les citoyens pour savoir quel projet nous voulons pour la France », assure Pascal Savoldelli, chargé des élections au PCF.

Campagne autonome.

Le parti de Pierre Laurent affiche plus que jamais sa volonté de se montrer à l’offensive en juin, notamment dans les dix circonscriptions communistes ou apparentées perdues en 2012. « Dans ces circonscriptions, nous sommes en reconquête : les populations ont souffert de ne pas avoir un député qui relaie leurs exigences ou les difficultés qu’elles rencontrent », souligne M. Savoldelli.

Problème : toutes les dix ont été remportées par le PS ou le MRC, son allié.

Pire, plusieurs d’entre elles ont été gagnées par des proches de M. Hamon dans des lieux emblématiques pour le PCF. (…)

Dans l’équipe de M. Mélenchon, on veut pourtant croire que cet argument refroidira les éventuelles négociations. « Ça complique l’accord avec Hamon pour le PCF, juge Manuel Bompard, le directeur de campagne du candidat de La France insoumise. (…)

(…) Ces dernières semaines, les relations se sont tendues au sujet des législatives quand La France insoumise a annoncé vouloir présenter des candidats dans les 577 circonscriptions, y compris chez plusieurs sortants communistes. (…)


Besse Desmoulières Raphaëlle, Le Monde – Titre original « Hamon ou Mélenchon, la difficile équation des communistes » – Source-Synthèse (Extrait)


A force de croire qu’il lui suffisait de présenter un candidat dans ce qu’il appelait ses fiefs, sa ceinture rouge électorale d’après-guerre, le PCF a oublié d’écouter, de dialoguer, de faire œuvre de pédagogie avec ses partisans, ses électeurs, comme avec ses détracteurs. S’en est suivi diverses erreurs stratégiques dont l’aveuglement face aux positionnements géopolitiques, à certaines idéologies et directives impulsées par l’URSS d’alors.

Les tergiversations autour de l’orientation des programmes et des alliances électorales ainsi que des luttes de pouvoirs internes commencèrent à la suite du « programme commun de 81 », ou les communistes bien que largement contributeurs et permettant l’élection de François Mitterrand perdront (sans doute en signe de reconnaissance pour cette aide) de nombreux élus PCF aux profits d’élus PS.

Depuis cette époque le nombre d’alliances et désalliances comme de promesses en fausses réciprocités, ne cessèrent de produire des désillusions électorales (dont le point d’orgue sera le quinquennat de Hollande) quant aux possibilités de gouverner ensemble un pays en progressiste, d’où la dispersion et montée de mouvances gauchères diverses, nuisant a l’unité de la gauche progressiste et contribuant a l’abstentionnisme (Sans compter avec le rejet de l’élu corrompu) . MC