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Dimanche 5 février, le candidat de La France insoumise a tenu un meeting en simultané à Lyon et à Paris grâce à un hologramme. Une avancée technologique dont l’utilisation en politique intrigue la presse étrangère.

“Le candidat Jean-Luc Mélenchon n’a pas manqué l’occasion de se faire remarquer pour son entrée dans la campagne présidentielle”, souligne Observador ce lundi 6 juillet.

Dimanche 5 février, le candidat de La France insoumise a en effet tenu deux meetings simultanés à Lyon et à Paris : “Ce qui peut sembler impossible ne l’est pas pour Mélenchon”, s’enthousiasme le site d’information portugais.

La clé : un hologramme qui a coûté, selon l’équipe de campagne du candidat, entre 30 et 40.000 €. “Ce vétéran de la gauche dure est monté sur scène en chair et en os à Lyon, pendant que son image en trois dimensions parlait simultanément à une autre foule ravie à Paris”, explique le site de la BBC.

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Dans un discours moins virulent qu’à l’accoutumée, Mélenchon a longuement évoqué le numérique et l’innovation technologique. Se posant en héritier des ‘Lumières’, il a déroulé un argumentaire très pédagogique – aux accents parfois un brin scientistes – sur ce ‘nouveau monde’ qui s’avance. Pas sûr cependant que cet argumentaire très didactique ait soulevé l’enthousiasme des foules.”


Courrier International – Source


Vu d’Espagne. Mélenchon, la gauche décomplexée

Le leader de La France insoumise, anti-establishment, est le seul à sortir du lot (…), estime de façon surprenante La Vanguardia, journal libéral-conservateur catalan.

Après cinq années de gouvernement socialiste, c’est en crise et divisée que la gauche française s’achemine vers la présidentielle de 2017. Face à une droite (…) bien rangée comme il faut, la gauche s’affiche dans un désordre indescriptible.  (…) Macron, ex-ministre de l’Économie et ancien de la banque Rothschild, beaucoup plus proche des grands patrons et de la droite postmoderne que de la gauche. (…) Parti socialiste lui-même, dont la ligne sociale-libérale n’a plus grand-chose à voir avec la social-démocratie. Quant aux Verts, sont-ils vraiment de gauche ? Selon le dernier sondage en date, le poulain favori des sympathisants EELV n’était pas Jadot, mais le très libéral Emmanuel Macron.

Mélenchon, le “meilleur orateur politique de France”

Enfin, le panorama ne serait pas complet sans le mouvement La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, l’ancien leader de feu le Front de gauche, qui se situe à la gauche des socialistes et se veut le représentant d’une social-démocratie écologiste que les médias classent souvent à l’extrême gauche.

On parle peu de Mélenchon, pourtant le meilleur orateur politique de France, et ce pour plusieurs raisons. D’abord parce qu’il est de gauche : c’est un “humaniste républicain écologiste et social”. Ensuite parce qu’il agace beaucoup les journalistes, dont il dénonce constamment l’asservissement aux puissants.

Or il se trouve que ce paria de l’establishment est, à l’inverse, la coqueluche des sympathisants de gauche, comme le montre un sondage tout récent : pour 34 % des Français se disant de gauche, c’est lui qui incarnerait le mieux les idées et les valeurs de gauche à la présidentielle, (…)

Une chance infime d’arriver au second tour

Or Mélenchon est le seul à tenir un discours de gauche moderne et dépoussiéré, le seul à parler de “dette écologique” et d’“anthropocène”. Son point de départ politique est la crise de l’écosystème, approche qui, dit-il, permet d’“inventer une nouvelle économie”. Mélenchon est aussi le seul candidat français à mettre en garde contre le risque de guerre et à plaider pour que “la France soit un facteur de paix dans le monde”. La France insoumise est un “prototype”, une expérience participative inspirée de Podemos, mais qui, contrairement au mouvement espagnol, ne s’abandonne pas à la vox populi on line. (…)


Rafael Poch – Courrier International – Source (Extrait)