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Et si  … La gauche se réinventait ?

(…) …. un événement a bousculé la donne : la victoire de Benoît Hamon à la primaire à gauche. Jean-Luc Mélenchon, qui a toujours été loin devant les socialistes dans les différentes enquêtes d’opinion (qui restent fragiles), a vu le député des Yvelines le doubler.

Du coup, Jean-Luc Mélenchon, qui reste courtois avec Benoît Hamon, revoit ses plans et reprend contact avec ses alliés d’hier. Il était persuadé d’affronter François Hollande, voire Manuel Valls. Pas un candidat qui place l’écologie (comme lui) et la VIe République (comme lui) au cœur de son programme. «Une grande alliance n’est pas impossible»

Au milieu de ça, le PCF se place.

Pierre Laurent a toujours expliqué à son monde deux choses : la victoire de la gauche gouvernementale n’est pas certaine et le rassemblement de la gauche est possible. Aujourd’hui, il a convoqué la presse afin de se positionner dans le jeu. Il veut «travailler à un nouveau contrat majoritaire qui tourne la page de ce quinquennat désastreux» et il soutient «toujours» la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

Ça veut dire quoi, concrètement ?

Pierre Laurent ne demande pas à Jean-Luc Mélenchon ou à Benoît Hamon de se retirer. Non, il sait que c’est impossible «aujourd’hui». Mais de «discuter», «comparer les programmes». Et de faire le point dans quelques semaines.

Olivier Dartigolles, le porte-parole du PCF : «Personne ne connaît la suite, la situation reste incertaine. La gauche peut encore accéder au second tour. Il faut garder le contact avec toutes les parties et éviter de s’invectiver car une grande alliance n’est pas impossible.»

Hier, la primaire organisée par le PS faisait rire une partie de la gauche. Aujourd’hui, elle apporte un nouveau souffle.


Rachid Laïreche, Libération, titre original « Pierre Laurent, la tête à une grande alliance » – Source (Extrait)