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Une génération qui, si elle ne veut pas marginaliser encore plus la gauche, va devoir composer avec les outsiders que sont Macron sur sa droite et Mélenchon sur sa gauche.

Et même pas sûr que ces derniers aient envie de faire un geste, vraiment pas sûr du tout. Mélenchon rêve de la fin du PS, et Macron commence déjà à recevoir quelques soutiens pleins d’opportunisme (Royal est déjà “en marche”).

Autre question : Valls a-t-il réellement les épaules pour faire plus ? L’hystérisation de sa campagne, au soir du 22 janvier – il serait le seul capable d’exercer les plus hautes responsabilités –, semble démontrer le contraire. Hamon, lui, est-il plus qu’un simple apparatchik socialiste qui aurait dépassé son niveau de compétence ? Tout reste à prouver, et sa percée pourrait vite ressembler à une victoire à la Pyrrhus.

  • Que faire, sinon songer dans les plus brefs délais à une recomposition qui pourrait impliquer (…) [toutes les gauches] ?
  • La gauche française sera-t-elle ruinée par les ego et les voitures de fonction ?
  • Faut-il la croire assez stupide pour se présenter à la présidentielle en ordre totalement dispersé ?
  • Certains sont-ils assez cyniques pour déjà jouer le coup d’après ?

Tout cela ressemble étrangement à une impasse. Il est pourtant encore temps d’en sortir.


Pour partie de l’Edito des Inrocks signé de Pierre Siankowski – Source (Extrait)


Au jour dit, il faudra être sacrément « intéressé » pour naviguer dans tous les courants politiques de gauche se disant plus ou moins représentatifs de la société française et tous décrétant autoritairement vouloir son bien. Reste qu’à « droite » ce n’est pas plus claire !

MC