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 Hamon serein, Valls sur les talons et la défensive.

Pour Ava Djamshidi dans « Le Parisien » … Tous les oppose mais ce débat de l’entre-deux tours entre Hamon et Valls, s’il n’aura pas permis de les réconcilier, a été fair-play et de qualité.

Benoît Hamon, très à l’aise, a laissé venir son adversaire qui a d’emblée calmé le jeu : « Je veux dire mon plaisir d’être ici avec Benoît Hamon pour qui j’ai de l’amitié et du respect. » Valls poursuit, « ce n’est pas un débat personnel. C’est un débat historique, décisif pour la gauche », lâche-t-il, solennel.

De fait, un vrai débat s’installe entre les deux socialistes qui portent chacun des projets de société aux antipodes l’un de l’autre. Et qui, pour une fois, ont eu le temps de développer leurs idées sans que leurs prises de parole ne soient trop longues. Un vrai succès de ce point de vue.

Et de conclure par : Sur fond d’un étonnant camaïeu de rose et de bleu, les deux finalistes ont offert l’un des meilleurs débats politiques de ces derniers temps. Sans rien abdiquer, ni tomber dans le pugilat. Mais en n’étant d’accord sur rien !

Et dire qu’ils sont (encore) dans le même parti…

Pour Sophie Ravinel dans « Le Figaro » … Vers une refondation du PS. Elle énumère dans son article, les diverses périodes de ou le parti socialiste s’est retrouvé à genoux et à trouver forces pour renaître de ses cendres. Est cité ainsi pêle-mêle, 1969 et les 5,01% de Gaston Defferre du PS d’alors qui amena le congrès d’Épinay en 71 et la conquête du pouvoir par Mitterrand en 81.

De même est comparer la situation du PS actuel à celle de 1920 et le congrès de Tours (séparation internationale socialiste/communiste d’où naîtra en 1939 la SFIO), en référence aux socialistes de gauche dont Hamon et Montebourg sont les représentants de centre-droit dont Valls se réclame.


Sauf pour celles-ceux qui ont une répulsion maladive envers les débats politiques, pour n’avoir regardé que partiellement ce débat, il faut reconnaître à celui-ci et surtout aux deux bretteurs, d’avoir eu le mérite de positionner distinctement et efficacement les positions de chacun. Au sortir de ce débat, un sondage montrait une réelle différence entre les deux protagonistes avec un pourcentage différentiel très en faveur de Benoît Hamon. N’étant qu’un sondage, attendons de connaître le résultat dimanche soir 29 janvier.

Quant à la suite des événements en vue de la présidentielle de 2017, il semble bien que le PS en soit éliminé moralement et intellectuellement bien avant le premier tour, ce qui me fait aujourd’hui réfléchir une nouvelle fois sur les discordances des mouvances et partis de gauche.

À vouloir se différencier sur la place de la virgule, à vouloir avoir sa personne (au demeurant plus ou moins) représentative de la mouvance du parti représenté, avait persisté à n’être d’accord sur rien, la gauche va disparaître et laissera veuf au moins espérons un temps limité une grande partie de la classe salariale, des retraités, des plus démunis.

MC