Mots-clefs

, , ,

Le chef de file de « La France insoumise » appelle le PS à se retirer de la présidentielle.

Dans l’entourage du chef de fil de « La France insoumise », on feint de penser qu’une victoire de Benoît Hamon, le 29 janvier, ne changerait pas la donne pour leur champion. … pourtant [Hamon pourrait lui] faire du tort (…) [lui] qui se présentait jusqu’à présent comme la seule alternative à gauche à la politique du gouvernement.

A l’inverse, si M. Valls gagnait ce second tour, cela ouvrirait à M. Mélenchon un espace supplémentaire pour convaincre les électeurs socialistes déçus de voter pour lui.

Jusqu’à présent, dans les sondages, le candidat du PS était systématiquement donné derrière Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. Ce qui a permis à ce dernier d’estimer dans Le JDD qu’un désistement du représentant socialiste faisait partie « des probabilités ». (…)

Des chiffres « gonflés à l’hélium solférinien »

A peine les résultats connus, les éléments de langage préparés par l’équipe de M. Mélenchon ont été vite dégainés. Feu sur la participation !

Dimanche soir, la Haute Autorité des primaires citoyennes annonçait que cette dernière serait « proche des 2 millions de votants ». Soit moins que les 2,7 millions de votants du premier tour de la primaire de 2011. Selon des résultats provisoires annoncés lundi matin, ils seraient finalement 1,25 million d’électeurs à s’être déplacés. « Le PS échoue à toutes les élections, même celles qu’il organise », ironise ainsi Danielle Simonnet, coordinatrice du Parti de gauche (PG). « Tout ça sent le bon congrès du PS », renchérit Alexis Corbière, porte-parole de M. Mélenchon, qui a critiqué des chiffres « gonflés à l’hélium solférinien ».

Un angle d’attaque rêvé pour tenter de décrédibiliser celui qui fait désormais figure de favori dans cette primaire : Benoît Hamon. Pour les proches de M. Mélenchon, il était bien le candidat à abattre dimanche soir. (…)

Marie-Noëlle Lienemann, (…) met cependant en garde son ex-camarade Mélenchon : « Si on remobilise [au PS] sur l’idée qu’on peut être fort avec la ligne de Benoît, ça risque de brasser différents électorats de gauche, y compris chez ceux qui votaient pour Jean-Luc, veut croire la sénatrice socialiste de Paris. Et comme Benoît va tenir une ligne très unitaire à gauche, Jean-Luc ne pourra pas dire : “circulez, il n’y a rien à voir”. » (…)


Raphaëlle Besse Desmoulières, Le Monde dans l’article « Mélenchon se rêve en unique candidat de la gauche » – Source (Extrait)


Moralité : Pour l’ électeur de gauche rien n’ est fait bien que le temps presse et que les vraies propositions de programmes ne sont pas encore affûtées dans aucun parti politique représentatif de l’ éventail. Le vote à la « gueule » de la/du candidat, à l’ exemple du vote US, serait le plus catastrophique pour la « société » France. MC