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Quel que soit le candidat investi par les socialistes, il n’a que de faibles chances de l’emporter à la présidentielle de mai. Mais l’heureux élu va influer sur les chances des autres candidats de gauche.

Deux autres personnalités de gauche ont déjà déclaré qu’elles se présenteraient comme indépendantes : Jean-Luc Mélenchon, un député européen d’extrême gauche ; et l’ancien ministre Emmanuel Macron, un libéral économique et social.

Ce dernier bénéficie du soutien discret de gros bonnets et autres financiers. Il va attirer à lui les voix d’une bonne partie des jeunes instruits, ouverts sur l’international, qui votent généralement socialiste.

L’avenir à long terme des socialistes paraît précaire, Fillon, qui affiche son identité catholique, gagne à sa cause l’électorat des petites villes, qui ont peut-être autrefois voté socialiste, mais n’apprécient guère des initiatives progressistes comme la légalisation du mariage gay en France. Entre-temps, les électeurs musulmans se méfient de l’attachement de la gauche à la laïcité, dans sa stricte conception française.

Après l’élection présidentielle, les socialistes risquent de se faire laminer aux législatives de juin. Ce ne serait pas la première fois : en 1993, ils n’ont remporté que 57 sièges sur 577 à l’Assemblée nationale. Mais les mois qui viennent promettent d’être les plus sombres qu’ils aient connus depuis de nombreuses années.


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