Mots-clefs

, , , , ,

Le nombre de municipalités a baissé de plus d’un millier en deux ans. Un mouvement inédit, réalisé dans le cadre des réformes territoriales.

Malgré les atermoiements qui ont marqué les débuts du mandat de François Hollande, les réformes institutionnelles en matière de décentralisation menées au cours de ce quinquennat auront remodelé le visage de la France. (…)

Pour mesurer le chemin parcouru, il faut rappeler qu’en 2012 il n’y avait pas moins de 2 581 intercommunalités. En cinq ans, leur nombre a été réduit de moitié : la France compte désormais 15 métropoles, qui couvrent 25 % de la population (en attendant l’adoption définitive de la loi sur le statut de Paris qui va faire passer leur nombre à 22) ; 14 communautés urbaines (6 % de la population) ; 218 communautés d’agglomérations (35 %) et 1 019 communautés de communes (34 %). (…)


Patrick Roger, Le Monde – Titre original « La France ne compte plus que 35 498 communes » – Source (Extrait)


Lire aussi :   La fusion des communes rurales prépare une nouvelle fracture territoriale


Sous cette décentralisation se cache deux objectifs principaux:

  1. sous le prétexte de mutualiser les nécessités des communes, une réduction de la dotation financière et une diminution du personnel administratif
  2. Les maires et adjoints des quelques 36 000 communes représentaient une disparité politique qu’il n’était pas facile de manager, voire « de guider » aux moments électoraux.

Aujourd’hui avec la réforme, même en comptant les présidents et délégués selon la taille des structures, il restera tout au plus 5.000 personnes à « gérer ». Cela change tout au moment des élections et le trafic d’influence sera facilité.

Pour les fervents anti-administration …. Reste que bon nombre de décisions prisent antérieurement au niveau de la commune le seront maintenant dans ces méga structures. L’usager va non seulement perdre le côté relationnel (c’est quelques fois pas si grave) pour une demande (certificat d’urbanisme, permis de construire, etc.) qui risquera de se perdre dans les méandres ou recevoir une réponse bonne ou mauvaise sans considération, ou apprendra, par un biais quelconque, avant la dernière limite de décision (bien entendu), les changements de zone à urbaniser, voir l’ouverture d’une zone commerciale, artisanale ou autre, le tracé d’une déviation, un arrêté d’alignement, etc, indésirée par la population, sans savoir à qui réellement adresser une revendication, une opposition légitime, etc.

Demain comment sera justifié la gestion financière de la région alors que la ou les métropoles sera-seront financièrement autonome bien que comprise-s dans le périmètre de cette dernière. De même que gérera le département alors qu’il y a une strate administrative composée par les communautés, urbaines, d’agglos ou de communes

MC