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Autrefois plébiscitées par les milieux aisés, les écoles privées voient croître le nombre de demandes d’inscriptions au rythme de 1,5% (+13 700 élèves) l’an.

Mythe d’une école publique essoufflée ou fantasme d’un privé performant ?

Dans cette école de Boulogne-Billancourt, située à la limite du XVIe arrondissement de Paris, ce n’est pas le coût de l’établissement qui pose problème pour les familles. Mais si cet établissement semble s’en sortir, il n’en va pas de même pour toutes les écoles privées du territoire.

Cette augmentation de demandes a multiplié le nombre d’élèves dans les classes. Avec 32 élèves, Marie, enseignante en CM2 dans le privé, témoigne : « C’est un nombre qui peut être gérable. Mais il faut y ajouter l’hétérogénéité des élèves. Certains sont en difficulté et nécessitent un suivi adapté, qu’on ne peut mettre en place lorsqu’il faut faire avancer les autres qui ont plus de facilités. En réalité, alors que le suivi des élèves était un facteur important pour les familles, il s’avère de plus en plus compliqué à instaurer ».

De son côté, l’école publique souffre de clichés dont elle a du mal à se débarrasser : absentéisme des professeurs, manque d’encadrement, immobilier obsolète… (…) D’autres accusent le ministère de l’Education Nationale de pousser les familles vers le privé via des réformes très largement contestées. Pourtant ces dernières y seront également appliquées !

L’école, qu’elle soit laïque ou religieuse, gratuite ou payante, a des failles que l’institutrice pointe du doigt, qu’il est donc urgent de pallier afin de stopper la perte de confiance de la population dans cette institution.


Lorraine Redaud – Source (extrait)