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C’est une charge dont Manuel Valls se serait bien passé. (…)… la maire de Paris Anne Hidalgo accable Manuel Valls, ainsi que François Hollande et Emmanuel Macron dans une longue interview au Monde.

“Je leur en veux”

Soutien de Vincent Peillon, qu’elle juge le seul capable de « réconcilier les différentes familles de pensée, en amenant l’ensemble de la gauche à dialoguer », et de « permettre à la gauche d’être au deuxième tour », elle lâche ses coups contre les « responsables de l’immense gâchis du quinquennat qui se termine » (…)

Pour l’ancienne adjointe de Bertrand Delanoë, une des personnalités préférées des sympathisants de gauche, ils ont mis la social-démocratie en danger :

« Il y a eu beaucoup d’amalgames et d’inculture de la part de ceux qui ont été les chefs de file de ce quinquennat. Ils nous ont conduits à un état de confusion absolue. Je leur en veux pour cela. Je suis triste face à cet énorme gâchis. Nous n’étions pas obligés de nous infliger ça. »

Elle tient notamment rigueur à Manuel Valls, mais Anne Hidalgo n’est pas en reste contre François Hollande.

« L’art de la synthèse de François Hollande consistait à étouffer les conflits et à trouver des voies de sortie qui ne nommaient pas les problèmes. »

Enfin, elle porte ses coups les plus durs contre Emmanuel Macron, l’ancien banquier devenu ministre, et désormais candidat à la présidentielle avec son mouvement En Marche :

« Il est l’incarnation de la reproduction sociale des élites. Il porte une vision très autocentrée, jacobine, colbertiste. Je n’ai perçu dans son travail quotidien ni une modernité qui m’aurait éblouie, ni un rapport à la démocratie qui me donnerait confiance. Mais j’imagine qu’il doit servir les intérêts de beaucoup de gens pour faire autant la ‘une’ des journaux et pour avoir été à ce point porté comme la figure imposée d’une modernité. Le réveil risque d’être difficile pour ceux qui y croient ! », prévient-elle.

Lu dans « Les Inrocks », Service Actu – Source Inrocks – Article original A lire sur lemonde.fr – Nicolas Chapuis et Béatrice Jérôme


Ou ses réflexions vont-elles amener Anne Hidalgo ?

Si elle pense que Vincent Peillon propose autre chose que la continuité du social libéralisme, et qu’il est capable de réunir l’ensemble de la gauche, elle se trompe ou alors elle est aveuglée par le monsieur et c’est là une tout autre histoire.

Si elle entend vouloir une autre gestion de la société, pourquoi ne se tourne-t-elle pas du côté de Jean-Luc Mélenchon, Philippe Poutou ou Nathalie Arthaud à moins que, retournant sa veste, elle ne choisisse François Fillon ! MC