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Durant deux heures et demie (…) ils se sont rarement interpellés, chacun avançant son programme avec l’objectif commun d’empêcher que le second tour de l’élection présidentielle une opposition François Fillon, Marine Le Pen.

Des oppositions, il y en eut pourtant. Benoît Hamon et Arnaud Montebourg se sont engagés à abroger la loi travail, adoptée sans vote l’an dernier via la procédure de l’article 49-3 de la Constitution.

Manuel Valls a quant à lui confirmé sa volonté de prolonger la politique menée lorsqu’il était premier ministre, (…). Vincent Peillon, mezza voce, a critiqué le pacte de responsabilité et le CICE, reconnaissant que le million d’emploi attendu « n’est pas venu ». Il entend néanmoins le maintenir, (…)

Benoît Hamon put ainsi rendre évidente une interpellation de tous les candidats sur le revenu universel, question imposée dans le débat à gauche désormais, tandis qu’Arnaud Montebourg a promis de taxer les banques de 5 milliards d’euros par an et de contester l’objectif européen de limiter le déficit à 3% du PIB, « une règle absurde ».

Pour éviter l’élimination de la gauche au premier tour de la présidentielle, les candidats ont dit leur volonté de discuter avec Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et Emmanuel Macron (En Marche !) pour se rassembler, mais refusé de dire s’ils s’effaceraient derrière l’un ou l’autre de ces concurrents qui pour l’instant les devancent dans les différents sondages effectués. (…)

[Les autres candidats n’ont pas existé vraiment – MC]


Lionel Venturini Source (extrait)