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Les révélations d’ Edward Snowden illustrent la schizophrénie américaine.

  • D’un côté, les États-Unis expriment un attachement dogmatique à la protection des libertés et du libre-échange ;

  • De l’autre, leur culture privilégie les intérêts nationaux en totale violation de ces principes et avec une parfaite hypocrisie.

L’ampleur de leur dispositif que j’avais dénoncé, dans l’indifférence des médias et les sarcasmes des « élites », en particulier l’espionnage des dirigeants du monde occidental, des patrons des grands groupes industriels, révèle bien le visage réel de la « démocratie américaine ».

« La plus grande ruse du diable », écrit Baudelaire, « est de faire croire qu’il n’existe pas » … Mais le « diable » a été découvert !

Je ne souhaite bien entendu pas « diaboliser » les institutions et le peuple américain, mais souligner qu’il maîtrise aujourd’hui deux armes essentielles de la guerre économique : le droit et les technologies de l’information.

  • Le premier, dont on mesure, à travers son extraterritorialité, sa puissance à s’imposer au monde entier par le racket auquel se livre la justice américaine sur les entreprises européennes : près de trente-cinq milliards de dollars de sanctions ont frappé les concurrents des entreprises américaines !
  • Quant aux secondes, elles traduisent l’hégémonie américaine à la fois dans le contenu et les contenants.

    Extrait d’une interview « 3 questions à Bernard Carayon » – Pascal Boniface – IRIS, Source (extrait)