Un exemple de solidarité

C’est vrai, j’aurais pu citer beaucoup d’associations œuvrant dans ce domaine. Elles ont toutes leurs valeurs, certaines ont des spécificités, des « couleurs » politiques, mais toutes s’occupent de la solidarité et des plus démunis avant toute chose.

Je sais bien que le problème du pouvoir d’achat regarde avant tout nos gouvernants plus soucieux de satisfaire le monde financier et ses directives d’obligations de rentabilité financière dont le libéralisme est « l’aiguillon » et que nos dirigeants préfèrent voir les associations appeller à l’extrême générosité populaire, plutôt qu’obliger les entreprises à octroyer un salaire permettant une vie décente. MC


Que deviennent un yaourt ou des tranches de jambon lorsqu’ils sont retirés des rayons des supermarchés ?

Grâce aux Banques Alimentaires, ils ont droit à une seconde vie. Encore consommables, ils sont sauvés de la destruction et redistribués à des personnes démunies.

Les Banques Alimentaires sont surtout connues pour leur Collecte Nationale de denrées auprès du grand public le dernier week-end de novembre. Pourtant, plus de 5 200 bénévoles œuvrent tous les jours pour récupérer des produits qui, sans leur action, seraient jetés. 1 870 magasins sont visités tous les matins par les bénévoles des Banques Alimentaires.

Ainsi, 63 000 tonnes de denrées provenant de l’industrie-agroalimentaire, des agriculteurs et des GMS, sont sauvées chaque année par les Banques Alimentaires. Pour la grande distribution, il s’agit de 34 000  tonnes de produits. Tous ces produits sont ensuite distribués aux 5 300 associations partenaires des Banques Alimentaires qui sont elles chargées de les redistribuer aux personnes en situation de précarité.

Une formidable chaine logistique et solidaire

En moins de 10h, c’est une prouesse technique qui se répète chaque jour. Dès l’aube, les bénévoles récoltent les produits frais ôtés des rayons mais propres à la consommation : fruits et légumes, produits carnés, produits laitiers, essentiels à l’équilibre alimentaire. Ils les transportent dans les entrepôts des Banques Alimentaires, les enregistrent puis les trient selon les règles d’hygiène et de sécurité les plus strictes. Ces produits sont aussitôt remis aux associations qui les redistribuent le jour même aux personnes accueillies.

Un seul mot d’ordre : la lutte contre le gaspillage alimentaire

Depuis 30 ans, les Banques Alimentaires ont pour mot d’ordre la lutte contre le gaspillage alimentaire. Aucune denrée n’est achetée et 55.5 % des approvisionnements proviennent de produits sauvés : outre la grande distribution, l’industrie agroalimentaire et les producteurs agricoles participent en donnant des articles présentant des défauts d’emballage ou d’étiquetage, des fruits et légumes mal calibrés ou des surplus. Une démarche ancienne mais toujours d’actualité, dont le résultat pourrait être doublé, avec plus de moyens …


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