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… des différents programmes des candidats présidentiels

Ce que cache la révolution territoriale de Marine Le PenGuillaume Tabard dans « Le Figaro » – Source (extrait)


Marine Le Pen, voudrait « supprimer purement et simplement les régions et les intercommunalités.qu’elle entend soumettre à référendum dans la foulée de son éventuelle accession à l’Élysée, destiné « à remettre la France en ordre ». … toutes les réformes ou propositions territoriales visent en effet à renforcer (…) les régions et les intercommunalités. Ce qui tend (…) à affaiblir (…) les départements et les communes. C’est en fait la conception de la nation et de l’État qui est en jeu.

(…) il s’agit pour elle de dénoncer tout un jeu de poupées russes dont l’Union européenne serait le couronnement et qui n’aurait d’autre effet que de priver les citoyens de leur identité, de leurs racines et de leur souveraineté. L’architecture territoriale voulue est donc le volet institutionnel d’un projet dont le rétablissement d’une monnaie nationale est le volet économique et le retour définitif aux frontières le volet régalien. »


Fillon veut tordre le cou aux critiques Marion Mourgue dans « Le Figaro » – Source (extrait)

… le candidat de la droite a eu à cœur de répondre aux critiques de ses adversaires [sur son programme] (…) …jugé trop « brutal » et qualifié de « purge ». « Il n’y a rien de brutal dans ce programme. C’est le seul qui peut permettre le redressement national, le plein-emploi », a répliqué Fillon sur TF1.

« La purge, c’est aujourd’hui, et moi, je veux qu’on en sorte », a-t-il encore affirmé. Alors (…) que la gauche l’attaque sur sa proposition de réduire de 500 000 le nombre de fonctionnaires, Fillon a fait valoir qu’il était « gaulliste et de surcroît chrétien ». Deux raisons pour lesquelles, a-t-il expliqué, il ne « prendr(ait) jamais de décision contraire à la dignité humaine ».

Pour autant, le candidat de la droite n’entend pas revenir sur son programme de la primaire, qu’il assume parfaitement et qu’il compte appliquer totalement.


Non, monsieur Macron, il ne faut pas casser l’assurance-chômage, mais la réformer – Eric Woerth dans « Le Figaro », Source (extrait)

Emmanuel Macron a divulgué des bribes de son projet pour 2017. Au cœur de celui-ci, la promesse de « transformations efficaces et justes » pour notre pays. Vraiment ?

L’examen approfondi de ses propositions en matière d’assurance-chômage invite au contraire au scepticisme et à l’inquiétude. Que propose-t-il en effet ? « Un système de solidarité dont chacun doit pouvoir bénéficier et dont le financement devra reposer sur l’impôt et non plus sur les cotisations sociales. Les prestations ne relèveront plus d’une logique d’assurance, mais de solidarité. » Il veut ainsi, d’une part, supprimer les cotisations salariales finançant l’Unédic et relever de 1,7 point le taux de la CSG acquittée par tous.

Au fond, ce que propose M. Macron, c’est l’amplification de la politique du gouvernement socialiste auquel il a participé, c’est-à-dire la réduction programmée de l’universalité de notre système de protection sociale et son resserrement sur des filets de sécurité pour les plus modestes. La baisse du quotient familial et la modulation des allocations familiales en fonction du revenu en ont constitué la première étape ; cette réforme de l’assurance-chômage en serait une nouvelle.