Mots-clefs

, , ,

Ne connaissant que des bribes du programme de chacun, il ne nous est pas possible de porter un jugement sur leur fond et les formes de société, qu’envisagent les candidats de « cette » primaire PS … Primaire PS qui ne saurait à elle seule prétendre représenter « la gauche ».

Saluons le travail de sape réalisé dans cet extrait d’article, reprenant un sondage « biaisé », basé sur des informations parcellaires.

Il ne s’agit pas d’amender la gauche et le PS en particulier mais simplement de dénoncer les parti pris des médias s’ingéniant a influencer le choix des lecteurs et électeurs, comme si ceux-ci n’étaient pas capables de choisir seul,  leurs représentants.  MC


Un peu plus de trois semaines et trois débats télévisés. C’est tout ce qu’il reste, d’ici au premier tour, aux candidats à la primaire du PS et de ses alliés pour faire campagne et faire entendre aux Français un projet qui ait du souffle à leurs yeux. (…)

Pour l’heure, selon l’enquête Odoxa réalisée pour « Les Echos » et Radio Classique, sept Français sur dix (69 %) jugent que le scrutin ne permettra pas de « voir émerger un projet de réformes économiques intéressantes pour l’avenir ».

Autrement dit : « Il n’accouchera de rien », résume Gaël Sliman, le président de l’institut de sondage. C’est même le sentiment de presque un sympathisant de gauche sur deux (44 %) et du tiers de ceux qui se disent encore sympathisants socialistes (33 %), des chiffres pour le moins élevés à l’approche d’une présidentielle.

(…) Les déceptions liées à l’action de François Hollande depuis 2012 pèsent sur la primaire. Et ce d’autant plus lourdement que les quatre principaux candidats ont tous été au gouvernement. « Arriver à se départir du poids du bilan ne sera simple pour aucun des protagonistes », prévient Gaël Sliman.

Pour espérer y parvenir, tous en tout cas ont intérêt à parler du fond. Car le paradoxe, c’est que les quelques mesures phares mises sur la table sur le plan économique sont, elles, soutenues par l’opinion et plus encore par la gauche. 86 % des Français sont favorables à la proposition d’Arnaud Montebourg de réserver 80 % des marchés publics aux PME françaises , 77 % au retour à la défiscalisation des heures supplémentaires prôné par Manuel Valls, 74 % au « bouclier fiscal pour les plus modestes » avancé par Vincent Peillon.

L’instauration d’un revenu universel, promise par Benoît Hamon , divise davantage – 48 % y sont favorables contre 52 % -, mais elle est approuvée par plus de plus de 6 sympathisants de gauche ou socialistes sur 10.

Comme la défiscalisation des heures supplémentaires. Plus de 8 sympathisants de gauche et 9 sympathisants PS sur 10 sont favorables à la mesure avancée par Vincent Peillon et à celle d’Arnaud Montebourg.

Sur le plan économique et social, c’est Manuel Valls qui semble tirer son épingle du jeu. Mais « par défaut », souligne Odoxa. (…) Reste à savoir si cela peut permettre à l’ancien locataire de Matignon de remporter la compétition. (…)


Pierre-Alain Furbury, Les Echos – titre original « Primaire du PS : les Français doutent des projets en lice », Source (Extrait)