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Journaliste politologues, experts en sondages politiques, narrateurs ou concierges de tous poils, sans oublier les réseaux sociaux ; chacun y va de son avis pour ou contre.

Au résultat une véritable cacophonie d’informations aussi est-il difficile d’extraire quelques avis frappés du bon sens. Pour autant, et comme d’habitude, cette sélection ne saurait affirmer qu’il faut s’engager à voter tel ou tel candidat. MC

Pour Ivan Best dans « La Tribune »

Amender son projet [F. Fillon] au risque d’être accusé de se renier, de trahir ses promesses de la campagne pour la primaire ? Ou maintenir coûte que coûte ses orientations libérales, comme il en a fait la promesse, jurant de ne pas dévier d’un pouce de son programme, alors même que la conversion des Français au libéralisme n’a rien d’évident (52 % des Français veulent un renforcement de l’intervention de l’État) ?

François Fillon a encore devant lui quelques semaines de confort, mais pas beaucoup plus. Il devra ensuite choisir entre ces deux options. Il faudra en tout état de cause ajuster le tir, faire campagne, affronter la concurrence, avec l’optique de convaincre bien au-delà des 2,8 millions d’électeurs qui l’ont adoubé lors du second tour de la primaire de la droite et du centre. Pour l’emporter au second tour de l’élection présidentielle, il faut obtenir plus de 19 millions de suffrages…


Titre de l’article « Fillon, la vraie rupture ? Source (Extrait)


Dans « Les Echos » : Question à Stéphane Le Foll.

  • Pourriez-vous soutenir Emmanuel Macron ?

Il a plusieurs différences avec moi. Il pense qu’il faut libéraliser le marché du travail, ce qui permettra de retrouver des gains de productivité, qui augmenteront les salaires. Et c’est avec ces gains de salaires qu’on compensera les effets de la concentration du capital. Mais cela ne marchera pas car nous n’aurons pas suffisamment de croissance ni de gains de productivité pour permettre cette correction de la concentration patrimoniale. Ce n’est pas en proposant 500 euros de plus par an pour un couple au smic qu’on changera les choses. La déconcentration du patrimoine, là est l’enjeu essentiel de progrès.

  • La gauche peut-elle retrouver une dynamique avec la primaire ?

Je l’espère. La gauche doit rester dans l’idée que la présidentielle se joue dans la primaire. Mais quand on sait qu’en dehors de cette primaire il y a Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, on peut avoir des craintes. S’il n’y a pas une mobilisation suffisante, il y a aura une division très grande. J’essaie de conjurer le sort qui nous est prédit. La primaire peut créer une dynamique faisant changer les choses dans l’électorat, pas dans les appareils. Donc tout le monde doit aller voter.

  • Comment jugez-vous les premiers pas de Manuel Valls ?

Il ne faut pas s’enfermer dans un débat de primaire de la gauche mais se projeter dans un débat de présidentielle, de gauche contre droite. C’est ce que j’essaie de faire avec ma contribution. L’enjeu n’est pas l’avenir du 49-3.


Les Echos – Titre original «L’enjeu de la primaire à gauche n’est pas le 49-3» – Source (Extrait)