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Mai 68 a permis l’éclosion d’une autre société abandonnant les préceptes d’une vie fruste et communautaire jusque-là en vogue dans les années précédentes et d’après-guerre 40-45 ; les communautés hippies connurent leur heure de gloire avant de se disloquer aux profits de mentalités instillées par des pédopsychiatres (dont Françoise Dolto était la prêtresse) et par l’éducation nationale, prônant l’élitisme, érigeant le chacun pour soi, contribuant a faire de l’individualisme une règle de vie, aidés en cela par un patronat voyant dans cette approche, un fertile terreau permettant de « dresser » les individus entre eux.

L’individualisme n’est pourtant qu’épanouissement personnel, de vivre selon son gré et son plaisir. Une attitude qui fragilise le sens structurant de la transmission et relativise les normes communes, ainsi le consensus sur les valeurs devient plus difficile, voire impossible ; l’absence de coexistence, affaiblit la consistance du lien social, fondement du lien politique.

Ainsi pensons-nous que cet impérialisme du moi, est le destructeur du « vivre et revendiquer ensemble » dans les couches populaires, salariales et cadres moyens, ayant longtemps constitué les votes de gauche.

À l’inverse, les droites pourvus financièrement, bénéficiant le plus souvent d’une éducation élitiste, souverainistes de comportement et pour la plupart d’entre eux, adeptes d’un catholicisme (jusqu’à traditionaliste parfois), savent se fédérer pour imposer élus et certaines vues à la société (contre le mariage pour tous, IVG, PMA, l’école libre, etc.).

Tant qu’une grande majorité de la population, considérera le chacun pour soi comme raison de vivre dans la communauté actuelle, les droites concentreront une majorité des pouvoirs.

MC