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Plus les échéances électorales s’avancent, plus c’est le foutoir dans tous les partis politiques qu’ils soient de droite, du centre ou de gauche.

A Gauche : Commençons par celui qui n’a aucune honte et se veut l’homme providentiel de « la gôche » ; Manuel Valls, déclarant sans vergogne ce matin face à un micro, vouloir supprimer l’article 49.3 de la Ve constitution républicaine. Entre parenthèses, cela n’a aucune incidence sur la possibilité de faire passer quelques lois dans la mesure où il est possible de légiférer par décret. D’autre part, il est un peu fort de café (dicton populaire) d’entendre par la bouche d’un ex-premier ministre, l’abandon de cet article de la constitution … qui l’utilisa sans vergogne à plusieurs reprise, pour faire passer quelques lois dont il savait pertinemment ne pas avoir la majorité au sein de cette assemblée nationale.

Ne connaissant pas son programme, nous ne pouvons juger que sur ses actes et postures antérieures.  Elles ne laissent rien présager de constructif pour sortir de l’austérité, du chômage, de la précarité, du manque de pouvoir d’achat que rencontre, hélas, bon nombre de nos concitoyens actuellement.

Et pour ce parti socialiste, que va-t-il sortir de cette primaire ?

Quant aux deux partis de l’extrême gauche, Nathalie Arthaud, LCR et Philippe Poutou, NPA présentant des candidats ne variant pas dans leurs discours avant tout révolutionnaire ; oui d’abord révolution et après, après … d’abord révolution ! Attitudes, certitudes, obscurantisme organisationnel (secte ?) qui dans d’autres élections ne furent que des illusionnistes au service de la bourgeoisie. Une extrême-gauche, suivant la stratégie légaliste et antipolitique des trotskystes à partir des années 80, croyant son heure arrivée avec la crise du capitalisme. C’est tout l’inverse qui se produit : elle disparaît totalement du paysage politique français et son influence sur les masses populaires n’est que déstabilisante pour une unité de revendication permettant l’avènement d’une autre constitution, basée sur le social.

A droite: Dans le même temps il faut entendre le candidat Fillon « des républicains » rétro pédaler sur plusieurs parties de programme dont celle sur laquelle il a pourtant été élu: la destruction de la sécurité sociale. Mais que l’on se rassure (si l’on peut dire) à l’arrivée il s »agit bien de passer le système de santé publique dans le privé.

Au Centre : Existe-t-il encore de réels partis « centristes » dans l’éventail politique ? François Bayrou, Jean-Louis Borloo, etc. ont-ils encore quelques audiences ? Sont-ce juste quelques réserves de voix pour le 2éme tour ?

A l’extrême droite, il faut s’informer sur les déboires financiers et ses nombreuses démêlées juridiques partout ou il a des élus, y compris dans sa direction, dont le FN ne sort pas grandi.

Les médias: Il faut mesurer–tempérer l’information en provenance des médias et veiller à les recouper plusieurs fois pour tenter de se faire une idée un peu plus juste de la vérité.

Peut-on esquisser l’idée que les 20 ou 30 dernières années de gestion des différents gouvernements et présidents, ont fait preuve de machiavélismes en laissant dériver la société dans un libéralisme débridé, vecteur d’un individualisme anarchique, dictatorial, fascisant.


À plus ou moins 5 mois des élections il faut poser la question qui fâche : Qui !

En dehors des programmes connus ou supposés des différents partis et leurs « programmes-promesses » électoralistes jamais tenus une fois élu…

… Il devient agaçant de retrouver à chaque élection, les mêmes postulants candidats, souvent âgés, certains à la limite du gâtisme, porteurs parfois de nombreuses « casseroles », débitant les mêmes discours depuis des années, pro ou anti figurant dans l’arsenal de l’imaginaire collectif par la grâce des médias.

En dehors de tous les folklores, grandiloquences verbales, grandes messes populaires; qui nous proposera un programme de société permettant à l’ensemble de la population de vivre décemment de son travail et pour les plus démunis, les chômeurs rétablira l’emploi, pour les précaires et salariés, une justice dans légalité des prélèvements financiers; un système de santé pour tous et ouverts à tous, etc ?

Qui proposera par un programme adapté aux circonstances et à la société ultra-libérale actuelle, une lutte efficace contre la désindustrialisation massive, l’externalisation du siège des entreprises, les paradis fiscaux, le diktat des lobbys de Bruxelles, un système fiscal égalitaire pour tous, une lutte efficace contre le chômage par une relocalisation, un code du travail requalifié par branche, l’accès à des logements décents, une éducation publique de qualité offrant des chances à tous, un service de sécurité égalitaire pour tous les citoyens, etc.

QUI ?