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Un article du 24 novembre 2016 de Médiapart signé de Martine Orange, Nous avait échappé mais pas heureusement a notre ami André C. que je remercie. MC – Source (EXTRAITS)

(…) Dans la plus grande discrétion, ces dirigeants sont devenus actionnaires, avec une poignée d’acolytes, d’une toute petite structure basée au Luxembourg, Olky Payment Service Provider. Une société qu’ils venaient justement de choisir pour lui confier un énorme contrat : le traitement de tous les paiements des factures d’eau des abonnés de Veolia en France !

Cette plateforme, qui gère en particulier les paiements par TIP (titre interbancaire de paiement), a une technique particulière : elle  représente automatiquement les factures impayées auprès des banques et peut mettre en place des paiements fractionnés. Un huissier des temps modernes en quelque sorte.

Ce système est censé lutter contre les impayés, de plus en plus importants dans la gestion des services d’eau. Non pas parce que la pauvreté sévit de plus en plus en France, à entendre les grands concessionnaires d’eau (Veolia, Suez environnement, Saur), mais en raison de la loi Brottes, votée en 2013. Celle-ci, selon eux, serait une incitation à ne pas payer puisqu’elle institue un droit minimum à l’eau et interdit toute coupure définitive.

Vent debout contre ce texte, les concessionnaires d’eau réclament désormais que les municipalités prennent à leur charge une partie des factures impayées, au titre de l’aide sociale.

[Ben voyons, pourquoi perdre des profits alors qu’il est possible de faire payer les usagers méconnaissant cette arnaque  via les municipalité et par conséquences, via prélèvements dans le budget des impôts locaux ! 

Heureusement quelques médias donnent un éclairage de leurs méfaits et souhaitons que la justice et les Maires ayant fait le choix (hélas) de l’affermage de l’eau, s’opposent à la répercussion du (soit disant) préjudice qu’aurait subi Véolia, par ces indélicats personnages. MC]

Pendant ce temps, les deux dirigeants de la branche Eau avaient tout mis en place pour engranger les bénéfices. Avec l’espoir de faire une culbute encore plus grande dans un délai assez bref. Car le but était de revendre l’ensemble de la société au groupe, ou à d’autres, le plus rapidement possible. Le prix de revente avait déjà été fixé entre les différents actionnaires : 200 millions d’euros minimum !


Espérons que la justice à l’exemple des sanctions qui ont frappé l’annexe ministre Jérôme Cahuzac et sa femme Patricia, soit aussi sévère envers ses personnages.

M. C.