Depuis l’élection de Donald Trump, la notion de « populisme » a connu une brutale explosion de popularité. Est-ce un simple effet de mode?

Si le populisme est à l’ordre du jour, c’est parce que la démocratie ne tient pas ses promesses.

La classe politique s’est coupée de la société. Elle a pris le visage d’une partitocratie ou d’une oligarchie gouvernante, et les citoyens ont le sentiment de ne plus être écoutés, et encore moins représentés, d’être délaissés en matière économique et sociale. L’actualité du populisme, c’est l’actualité d’une fatigue démocratique, c’est l’ombre noire des dysfonctionnements démocratiques – Pierre Rosanvallon un article titré “Une grande détresse démocratique”l’Obs – Source (Extrait)


(…] … la gauche, (…) espace politique fragmenté, avec un PS devenu bateau ivre, sans vision, ni unité (…), en contraste avec une droite sortie grandie de sa récente primaire.

François Hollande n’est pas seul responsable de cette décrépitude. Il y a sa part, certes, considérable, mais il suffit de considérer l’état du communisme et de la social-démocratie ailleurs dans le monde pour nuancer l’appréciation. (…) … [après un quinquennat] il n’y a plus de gauche, face à la droite de droite et à l’extrême droite : acceptons plutôt d’engager un véritable travail de deuil, réfléchissons à la suite.

La gauche a besoin d’orientations bien marquées : elles ne viendront non pas du PS, mais de débats citoyens, d’associations, d’intellectuels, de chercheurs en sciences sociales. (…)

« Or d’Attali à Cambadélis, [ce n’est que] programmes ou catalogues d’idées, clés en main, et (…) des candidats à la présidentielle [où législatifs, déjà] dans les starting-blocks ».

« Et si plutôt nous prenions un moment pour réfléchir aux conditions d’une renaissance de la gauche d’en bas, depuis la société civile, et sans [rien] attendre des médias et de la société politique ? »


D’après : Michel Wieviorka sur Hollande : « Faire le deuil de ce que cette décision dit au pays » dans Libération – Source (Extrait)