Ne plus subir

Partout, ballottés par la brutalité des événements, les gouvernants occidentaux ont été contraints à des postures défensives, à des gestions de court terme.

Nulle part, ils n’ont semblé en mesure de revenir, après la gestion des conséquences immédiates, au traitement de fond des causes multiples – religieuses, sociales, économiques, culturelles, identitaires – sur lesquelles prospère  » l’idéologie de la séparation « , (…).

A une seule exception, cependant : celle de la COP21, organisée si près, dans le temps et l’espace, des lieux des massacres parisiens du 13 novembre. A cette occasion, les dirigeants de 195 Etats ont donné l’impression d’avoir retrouvé le sens du temps long et la volonté de construire un destin commun. Au cours d’une négociation, dirigée de main de maître par la diplomatie française, ils ont su renouer le fil de pratiques – le dialogue, le compromis – qui ont permis à l’humanité d’échapper aux âges barbares de la guerre de tous contre tous. (…)

Deux chantiers majeurs [se présentent en cette fin d’année et celle a venir].

  • Celui d’une relance de la construction européenne, (…)
  • celui de la rénovation complète, et urgente, de la vie politique [et sociale] française.

De ce [dernier] point de vue (…) [2017 avec l’élection présidentielle et les législatives à suivre], ne manquent pas d’inquiéter (…).

La demande de rénovation [va] bien au-delà des électeurs (…). … elle ne s’adresse pas qu’aux hommes politiques : [elle est espérée, attendue, exiger] de tous les acteurs de la société civile, et notamment des médias, … (…)


Fenoglio Jérôme, Le Monde – Source (Extrait)