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Dans plusieurs entretiens publiés ou entendus dans les médias, Pierre Gattaz se livre à une charge anticipé contre les mouvements sociaux qui pourraient éclater suite aux légiférations par décrets annoncés entrant dans le programme du gagnant de la primaire LR.

Un tel niveau d’assurance est fondé sur le rappel de l’attitude et le mépris affiché du président du MEDEF lors des manifestations nombreuses qui s’ensuivirent devant la loi El Khomri, puis sa joie affectée mais mitigée devant l’adoption par les assemblée, tout en préparant avec l’Ifrap et les commissionnaires de F. Fillon, de nouvelles attaques aux code du travail afin de rendre ce dernier, obsolète.

Il ne faudrait toutefois pas oublier que le patronat, Medef en tête, doit rendre des comptes sur l’utilisation des 40 milliards d’euros du CICE, cet accord qui devait permettre la création d’emploi et l’embauche de plusieurs centaines de personnes, ce qui ne fût jamais réalisé.

Pendant le quinquennat Hollande, nettement plus que sous celui de Sarkozy, Pierre Gattaz a laissé les grands patrons et les actionnaires se gaver et François Fillon –s’il est élu, ce qui sans être mathématiquement fait, pourrait bien l’être sans regain de cohésion et propositions de la gauche- ne propose dans son programme que d’accentuer encore, les avantages déjà acquis (durant les 5 années de Hollandisme de social-libéral -ou de libéral et un peu de social) par les entrepreneurs-patrons : une catastrophe et un recul sociétal du monde salarié-ouvrier de plus de 100 ans.

Comme on pouvait s’y attendre, c’est François Fillon qui l’a emporté avec 66,5% des suffrages exprimés par l’électorat de droite pour désigner son candidat  à l’élection présidentielle de 2017. (…)

[L’étude] de l’électorat devrait permettre de penser que nous avons à faire dans cette primaire de droite, à des hommes et des femmes de plus de 50 ans en majorité, dont  une grande proportion de retraités. Il s’agit aussi [en grande partie] d’une France de propriétaires, de cadres, d’artisans, de commerçants, de paysans, d’investisseurs disposants d’actions pour un certain nombre. Nous avons aussi des habitués de l’optimisation fiscale via l’investissement dans le logement locatif privé dont plusieurs plans (…) ont multiplié les opportunités de placements. Ce sont surtout des électeurs de droite qui ont ainsi vu croître leur patrimoine et leur revenu en tirant parti des loyers payés par les locataires, sans oublier l’Aide personnalisée au logement (APL) destinée à rendre les locataires solvables, [ce qui ne résout pas pour autant la précarité voire pauvreté de certains locataires].

Patrons et les rentiers, ont tout à gagner avec Fillon.

Cet électorat ne pouvait que se retrouver dans le projet de François Fillon de supprimer l’Impôt de solidarité sur la fortune ; de baisser les droits de successions, de mettre fin aux 35 heures, de baisser les impôts sur les sociétés et les « charges des entreprises ». De telles mesures laissent supposer que la rémunération des actionnaires sera ainsi revue à la hausse. De même, la volonté de François Fillon « mettre en œuvre une augmentation modulée de la TVA de 2 à 3 points » permet à cet électorat de se dire que cet impôt indirect sur la consommation payé par tout un chacun permettra aussi de réduire les impôts directs.

Les plus de quatre millions d’électeurs ayant pris part au vote de ce second tour, est un électorat soucieux de défendre des positions acquises dans une société en crise minée par le chômage et la précarité de l’emploi. Les retraités qui ont voté pour Fillon ne sont plus concernés par le recul de l’âge donnant droit à une retraite à taux plein.


Extraits de sources diverses dont CLIC