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Certes succès de Fillon MAIS absence de vote populaire

Avec plus de 4,3 millions de votants au second tour, la primaire de la droite constitue une rampe de lancement idéale vers l’élection présidentielle pour François Fillon. La France de droite s’est mobilisée en masse. Mais ce succès  » populaire  » cache de profondes disparités. Certaines catégories de la population et certains territoires se sont emparés de cette primaire, d’autres l’ont délaissée.

Les longues files d’attente ont été en majorité constituées d’urbains, de catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP +) et de retraités. Les milieux populaires s’en sont par contre désintéressés. Cette segmentation commence à inquiéter les états-majors.

Car la primaire finie, la droite aura besoin d’attirer aussi les plus modestes pour contrer le Front national. Un combat qu’il faudra mener avec un programme choisi par cet électorat spécifique. Depuis quelques jours, les responsables frontistes tonnent d’ailleurs contre le projet  » antisocial  » de la droite, une des thématiques de la future présidentielle.


Matthieu Goar, Le Monde – Source (extrait)


De plus la controverse sur l’IVG reste latente, même avec les démentis de F. Fillon …

Dans un article signé Cécile Chambraud, dans « Le Monde » du 30 Nov. 2016, titré,  « Le débat sur l’avortement se crispe »

La controverse prend une tonalité particulière du fait de l’actualité. L’avortement est revenu en force dans le débat entre les deux tours de la primaire de la droite, scrutin où l’électorat catholique est réputé avoir pesé. Alain Juppé avait accusé son adversaire de ne pas avoir une position claire sur le sujet. Le député de Paris avait en effet indiqué en juin que « compte tenu de [s]a foi personnelle », il ne pouvait pas « approuver l’avortement ». Il a précisé depuis qu’il ne reviendrait pas sur ce droit.

Une allusion à ces propos par le député PS Alain Ballay avait suffi à créer un incident lors de l’examen du texte en commission, le 23 novembre. L’opposition a boycotté les travaux. Le débat en séance publique promet donc d’être tendu. Plusieurs députés, dont Jacques Bompard (Ligue du Sud), l’ancien candidat chrétien-démocrate à la primaire et député des Yvelines Jean-Frédéric Poisson, ou encore l’élu (LR) de la Manche Philippe Gosselin, réclameront l’abandon de la mesure.

Et Israël Nisand dans un article titré « Réduire les IVG n’est pas un objectif du gouvernement » dans « Le Figaro » du 30 nov 2016, ne lève pas la polémique pour autant.

J’ai beau être un militant de la première heure en faveur de l’IVG, on me traite de marchand de morale dès que j’évoque ce sujet. Mais je persiste, la meilleure IVG est celle que l’on n’a pas eu besoin de faire, parce qu’on l’a prévenue. Même si ma parole est malheureusement récupérée par les anti-IVG.

  • Que pensez-vous de la création du délit d’entrave numérique à l’IVG ?
  • Ce n’est pas une mauvaise proposition.